Cette rencontre à laquelle ont pris part les chefs de plusieurs wilayas du pays était l’occasion pour ces pédagogues de renouer le contact et de maintenir allumé le flambeau légué par leurs prédécesseurs. L’émotion était à son comble lorsque les vieux routiers entonnèrent le chant «Haya ya djoual…» (Viens éclaireur…!) lors de la visite de la réserve animalière, un endroit paradisiaque sur le col de Chbika.
Le camp de Moudjbara s’inscrit dans la pure tradition de Baden Powell (mort au Kenya en 1941), père fondateur du mouvement scout qui fête son centenaire le 27 du mois en cours.
A cet effet, et en plus des randonnées dans la nature, plusieurs communications étaient au programme, à commencer par cet historique présenté par un des anciens de Djelfa, M.
Touati Miloud. Le conférencier dit, pour résumer sa pensée : «Le scoutisme a son histoire et ses histoires», allusion faite au long parcours de cette véritable école du patriotisme. Une autre approche, plus didactique, a été exposée par l’écrivain Ahmed Kheirdine dans une tentative de vulgarisation du thème de «l’environnement et sa gestion actuelle au niveau steppique», à l’attention des jeunes à qui «les anciens» veulent sans doute passer le témoin. Le Dr Amar Hachi, ex-directeur du Centre national des archives, avait quant à lui présenté en début de journée un aperçu historique sur l’apport considérable du scoutisme au Mouvement nationaliste algérien. Le lendemain, la levée traditionnelle du camp avait été précédée par une cérémonie de remise de prix symboliques à quelques participants.
Source : La Nouvelle République