Cette annonce est contenue dans une résolution finale prise, au terme d’une journée de réflexion tenue à Kaolack où les participants ont annoncé une série de mesures visant la modernisation des daaras.
Cette « révision du mode de fonctionnement des daaras » a pour objet « d’appliquer un modèle administratif permettant de mieux gérer les écoles coraniques par l’introduction notamment de registres où seront mentionnés les filiations des talibés et l’adresse de leurs parents avec des grilles d’information sur l’évolution de leurs études », a expliqué le secrétaire administratif de l’union, Mouhamad Lamine Fall.
Il est en outre prévu, a-t-il ajouté, « un modèle d’emploi du temps pour mieux gérer les activités des talibés, l’introduction de séances de discussions entre talibés et maîtres coraniques pour renforcer leur culture et mieux les motiver et la proposition de formes de jeux pour bien gérer leur distraction afin de les modeler au style de l’homme qu’on veut créer ». Mouhamad Lamine Fall a également décidé l’éclatement de chaque daara en sous-groupes dirigés par un talibé qui veillera à la santé et à la propreté corporelle et vestimentaire des talibés de son groupe.
Les travaux auxquels ont participé toutes les régions portaient sur le thème de l’« organisation pédagogique sociale et administrative dans les daaras au Sénégal : enjeux, priorités et réalités », développé par le secrétaire administratif de l’organisation.
Les participants ont toutefois déploré à l’occasion « le manque de considération du système de l’enseignement coranique par l’Etat, ses collectivités et les Ong (organisations non gouvernementales d’appui au développement) ».
Les maîtres coraniques qui se refusent d’ « être gérés par l’action sociale » ont demandé à l’Etat d’« assumer sa responsabilité » envers ce secteur en lui accordant « ses droits du budget de l’Education » et en lui reconnaissant « un statut spécial clair et net ».
Source: Aps