Article (IQNA)- Finance islamique, une forme innovante

14:33 - May 21, 2007
Code de l'info: 1547057
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la finance islamique ne s'adresse pas exclusivement à des investisseurs du Moyen-Orient motivés par des considérations religieuses. L'agence S & P table sur un potentiel de marché actuel de 400 milliards de dollars.
Selon Fares Mourad, Expert en finance islamique: c'est la charia, le droit religieux, qui s'applique aux opérations bancaires et financières islamiques. C'est là que réside la principale différence par rapport aux opérations bancaires traditionnelles telles que nous les connaissons sous nos latitudes. Les principes de la charia sont tirés de trois sources principales: le Coran (le livre saint de l'islam), la sunna (paroles et actions du prophète Mahomet) et l'ijtihad (exégèse faite par des érudits qualifiés). Un aspect important réside dans la définition contraignante des domaines d'investissement qui sont permis (halal) et de ceux qui sont défendus (haram) aux investisseurs musulmans.
Les activités bancaires sont dites haram lorsque des fonds sont encaissés de manière illicite. Entrent dans cette catégorie la production ou la vente d'alcool, de viande de porc, de contenus à caractère pornographique, d'armes, de drogues, de produits financiers productifs d'intérêts et de tout ce qui a un rapport avec le pari et le jeu de hasard. La riba, le terme arabe désignant l'usure, est même explicitement désignée comme un péché grave par le Coran et la sunna. C'est pourquoi les opérations qui comportent une riba sont également prohibées. Les formes de placement à taux d'intérêt fixe «sans risque» et les rendements sont à cet égard assimilé à l'usure. Un musulman n'a par conséquent pas le droit de servir ou de percevoir des intérêts. Les termes riba et intérêt sont synonymes.

Source: Le Temps
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