Le philosophe Souleymane Bachir Diagne qui enseigne depuis quelques années à Northwestern University (Evanston), à Chicago, a déclaré, en marge du colloque sur « Islam et sphère publique » tenu les 17 au 19 mai dernier dans cette université qu'il existe une espèce d'islamophobie latente dans les sociétés occidentales.
Il explique le regain d'intérêt des Américains pour l'Islam qui se transforme une sorte de curiosité.
La première chose à dire, c'est qu'à l'intérieur de l'université de Northwestern et du Programme d'études africaines de cette université, nous avons mis en place un Institut pour l'étude de la pensée islamique en Afrique ou Isita (Institute for the study of islamic Thought in Africa). Et pendant plusieurs années, Isita s'est surtout occupé de collecter des manuscrits et depuis quelques années, Isita s'occupe également de réfléchir, de manière générale, à l'influence multidimensionnelle de l'Islam sur les sociétés africaines.
Ce colloque a été envisagé pour regarder la place de l'Islam dans la sphère publique, dans la vie politique, en Afrique, sur le continent en général, avec un accent particulier sur les deux pays clés que sont le Sénégal d'un côté, le Nigéria, de l'autre. Le Sénégal, parce que comme on le dit, c'est le paradis des confréries. Mais ce colloque n'a pas ignoré non plus le reste de l'Afrique.
Il y a eu des communications importantes concernant le Maroc et les pays africains où l'islam est minoritaire, mais fortement présent. C'est le cas de l'Afrique du sud, du Kenya. Bref, notre ambition, c'était d'avoir une réflexion la plus large et profonde possible, sur les différentes situations contrastées et aussi similaires que connaît l'islam sur continent.
Source: Allafrica