Paris (IQNA)- Les œuvres d'art islamique retrouvées

9:25 - May 29, 2007
Code de l'info: 1549508
La plupart des œuvres d'art islamique qui avaient disparu des réserves de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris ont été retrouvées par la police à l'intérieur même de l'établissement.
«Des investigations conduites par la police ont permis de retrouver l'essentiel des œuvres. Nous ne sommes plus du tout sur les mêmes chiffres», a indiqué le président de l'IMA, Dominique Baudis.
«Sur 38 œuvres d'art islamique, notamment des tableaux et lithographies, dont la disparition avait été signalée début mai à la suite d'un inventaire, deux seulement restaient manquantes jeudi, ainsi que 12 œuvres d'art contemporain sur 39 signalées manquantes», a précisé le président de l'IMA.
«Il y a encore quelques manques mais nous avons espoir que les œuvres seront retrouvées», a souligné M. Baudis, évoquant «un problème d'application des procédures».
Par ailleurs, directeur du musée depuis plus de 20 ans, M. Brahim Alaoui a été sujet d’une mise à pied à titre conservatoire et avec interdiction d'accéder à l'IMA. Il est convoqué le 29 mai par la Direction pour un entretien au cours duquel il devra s'expliquer sur la disparition des œuvres et la présence à l'IMA d'autres pièces non répertoriées.
L'inventaire avait en effet révélé la présence d'environ 250 œuvres ne figurant pas sur les registres du musée et où elles étaient pourtant entreposées dans un local technique probablement depuis des années.
Une plainte pour vol avait été déposée début mai auprès du parquet de Paris «afin d'évaluer les faits et de défendre les intérêts de l'IMA». «La situation est moins grave que ce qui nous avait été dit. Il n'en demeure pas moins qu'il y a des pratiques et des méthodes qui doivent être examinées de près et modifiées en profondeur», a estimé Dominique Baudis, évoquant un prochain renforcement des mesures de sécurité.
Dans une interview au Figaro de jeudi, M. Alaoui reconnaît «une certaine négligence administrative» et précise que les œuvres non répertoriées «sont avant tout des dépôts d'artistes» auxquels il a voulu «rendre service».
Il souligne que des toiles de maîtres ont été prêtées ces 15 dernières années à l'IMA par de prestigieux musées internationaux «sans jamais avoir eu le moindre problème».
Vitrine du Monde arabe à Paris, l'IMA abrite notamment un musée d'art islamique dont les collections regroupent quelque 850 œuvres.

Source: La Nouvelle République
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