Le docteur Gholam-Ali Haddad Adel, Président du Parlement islamique a déclaré lors du deuxième jour de la première assemblée des procureurs des pays islamiques : « Notre siècle est celui de la vigilance du monde de l’islam. Ce qui compare la situation actuelle des musulmans à la situation du monde de l’islam d’il y a cent ans, va affirmer cette prétention. »
« En face de leurs immenses fortunes, les musulmans jouent un rôle mineur dans la direction du monde actuel et non seulement le rôle des pays islamiques dans la démarche de la mondialisation n’est pas très important mais aussi ce rôle et son influence ne sont pas aussi clairs qu’il le faudrait, même dans les pays islamiques. », a-t-il souligné.
« La comparaison entre ce que nous sommes et ce que nous pouvons être est une comparaison douloureuse et en même temps exemplaire, mais l’horizon futur des musulmans sera clair par la grâce de Dieu. Les mouvements et les évolutions indiquent une démarche logique dans le monde de l’islam. », a ajouté Gholam-Ali Haddad Adel.
Ce porte-parole de la nation iranienne a considéré l’union et la coopération des pays islamiques comme une marque de la reconnaissance de l’identité islamique.
« Les assemblées communes dans le monde de l’islam ont abouti à la solidarité des coopérations des musulmans, ce qui est un phénomène prospère, un signe de la vigilance islamique et de la reconnaissance de l’identité. », a-t-il ajouté à la suite de son discours lors de l’assemblée des procureurs des pays islamiques en se référant aux réunions mondiales tenues dans différents domaines.
« L’une des marques de la reconnaissance de l’identité islamique dans la dimension sociale est la dominance des droits islamiques dans une société musulmane en considérant l’importance de la vérité et de la justice en islam. », a-t-il ajouté.
« Dans la vision du monde islamique, la vérité est tellement importante qu’elle est l’un des noms divins, et la justice est le caractère le plus important de Dieu. Elle est synonyme dans certaines religions islamiques aux principes de la religion. », a-t-il précisé.
Gholam-Ali Haddad Adel a insisté : « Dans le monde actuel, nous voyons que l’Occident ne peut pas supporter la différence entre les systèmes du droit occidental et islamique et il profite de cette différence pour exercer une oppression sur les nations et le monde de l’islam. »
« L’occident se considère dans une situation plus élevée dans le monde et son monde idéal est celui dans lequel les nations et les pays obéissent aux normes occidentales. La vision du monde, les croyances et les autres cultures se sont mises en marge comme une logique historique. », a ajouté le président en chef de l’assemblée des conseils islamiques.
« Le monde de l’islam ne peut pas supporter ce regard de la discrimination, se soumettre au système du droit occidental et négliger le système du droit de l’islam parce que c’est un regard séculariste envers l’homme et la société. », a-t-il précisé.
« Aujourd’hui, peu de gens considèrent les sauvageries des sionistes en contradiction avec les droits de l’homme mais dès qu’il y a, dans un pays islamique et selon les lois de l’islam, la décision d’une vengeance pour un coupable, nous sommes témoins d’un brouhaha politique et de l’évocation de ces droits. »
« L’Occident considère chaque différence comme une injustice et s’il y a une méthode différente à leur système, ils évoquent les droits de l’homme, mais l’un des exemples les plus clairs de ne pas respecter ces droits chez eux, est l’offense du monde occidental au nom de la liberté, aux croyances sacrées et aux cultures des autres en particulier les musulmans. », a précisé Gholam-Ali Haddad Adel.
Le message de cette assemblée selon le Président du Parlement islamique, c’est que la formation d’un système judiciaire unique et l’union des démarches de droit entre les musulmans est l’une des marques catégoriques et l’un des critères incontestables de l’indépendance du monde de l’islam.
« Aujourd’hui, les musulmans veulent vivre selon leurs critères et si les pays occidentaux n’obéissent pas à cette demande du monde musulman, nous n’attendons aucune permission. La leçon de l’indépendance est le résultat d’une expérience séculaire. »
La première assemblée des procureurs des pays islamiques s’est tenue sur le thème : «Les droits de la défense des accusés d’après la loi islamique, les lois internes et les accords internationaux ainsi que le rôle du procureur dans la garantie de la sécurité économique, sociale et culturelle » et pour le transfert de la pensée, des informations, des expériences des procureurs et des responsables judiciaires des pays islamiques afin de développer les relations entre les systèmes juridiques de ces pays islamiques. Elle s’est tenue durant deux jours en présence des procureurs de trente six pays islamiques dans le salon des dirigeants des pays islamiques, à Téhéran.