parfois, c’est la destruction de maisons, d’autres fois, c’est la destruction d’un lieu historique, et parfois encore, c’est la falsification de l’histoire sans compter tous les actes quotidiens qui visent la patrimoine culturel palestinien.
La considération immense dont a joui la ville sainte d’al-Quds pour de nombreux peuples en a fait un lieu de rencontres et de passages. Des étudiants, des ulémas, des rois et des princes, des pèlerins et des marchands se dirigeaient vers la ville sainte musulmane, pour s’y installer provisoirement ou pour toujours, faisant de la ville le haut lieu incontestable de la Palestine, avec ses écoles, ses bibliothèques et ses cercles d’études.
Avant la colonisation sioniste de la partie orientale de la ville, plus de 60 bibliothèques publiques contenant des ouvrages les plus divers et des œuvres islamiques rares, existaient dans la ville d’al-Quds.
Parmi ces bibliothèques publiques, citons : la bibliothèque de la mosquée al-Aqsa, la bibliothèque Khalidiya, bibliothèque du tribunal, Dar al-Kutub al-Fakhriya, la bibliothèque Khaliliya, bibliothèque de l’école Salahiya, bibliothèque de l’institut arabe, bibliothèque de la zawiya Bukhariya, bibliothèque de l’école al-Ashrafiya al-Sultâniya, Bibliothèque al-Budayrî, bibloithèque de l’école Aminiya, etc…
Avant l’invasion sioniste en 1967, les bibliothèques d’al-Quds renfermaient plus de 100.000 ouvrages et plus d’un demi-million de documents et registres historiques. Depuis cette date, la ville subit un viol et un vol caractérisés pour effacer ce patrimoine et judaïser cette partie de la ville.
Le professeur Ishâq Budayri a résumé l’ensemble des agressions sionistes dans le domaine des livres et des bibliothèques (Etude présentée au onzième congrès de l’union arabe pour les bibliothèques et documentation, Le Caire, 2000) :
Source: assawra@yahoogroupes.fr