Selon le service de presse du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini a précisé que la République islamique d’Iran, tout en condamnant ces actes particulièrement laids et anti islamiques les a qualifié d’attaques haineuses des ennemis de l’unité du peuple irakien précisant que ces attentats poursuivent comme seul but celui d’attiser les divergences entre les communautés religieuses.
Le porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’ « ourdir de tels actes contre la sécurité de l’Irak et ainsi multiplier les difficultés du gouvernement populaire et légitime irakien, tout ceci ajouté à la passivité des forces d’occupation, dans le cadre de la défense des saints restent quelques chose d’obscur et ne peut que susciter des questions.
L'explosion a détruit mercredi matin les deux minarets du célèbre sanctuaire chiite d'Askariya à Samarra. Celui-ci avait déjà été visé l'an dernier par un attentat qui avait réduit en cendres son dôme doré et déclenché une vague de violences qui continue d'ensanglanter l'Irak.
Le premier ministre Nouri al-Maliki a imposé un couvre-feu d'une durée indéterminée pour le trafic automobile et les rassemblements à Bagdad à compter de 18h, heures locales.
La ville de Samarra se situe à 95km au nord de la capitale.
A Samarra, l'explosion s'est produite vers 9h ce matin et a provoqué l'effondrement des deux fines tours qui bordaient les ruines du dôme doré. On ne faisait état d'aucune victime.
La puissante déflagration a retenti dans toute la ville et soulevé un vaste nuage de poussière, d'après des témoins. Après l'explosion, des policiers ont tiré en l'air pour tenir la foule à distance tandis qu'arrivaient des renforts. Selon le ministère de l'Intérieur, une unité de la police nationale a été immédiatement dépêchée à Samarra.
Les autorités s'interrogeaient sur les circonstances de cet attentat perpétré contre une mosquée dont la protection avait pourtant été renforcée après le spectaculaire attentat du 22 février 2006.
Source : Irna