Malgré tous les moyens matériels et humains déployés pour mettre fin au trafic de drogue qui affecte notre pays, l’Algérie, qui n’était dans les années 70 qu’un simple pays de transit, devient aujourd’hui un pays consommateur des substances psychotropes. 35% de la population consommaient de la drogue en 2006.
Sans jeter la pierre à la mosquée, il va sans dire que cette importante institution sociale, au même titre que les autres départements ministériels, le mouvement associatif et autres partenaires, a réellement un grand rôle de sensibilisation à jouer auprès des jeunes, la tranche de population la plus exposée aux dangers.
Suivant ce qu’a dit Dieu dans son Livre saint : «Puissiez-vous informer une communauté dont les membres appellent les hommes au bien leur ordonnant ce qui est convenable et leur interdisant ce qui est blâmable» et dans l’acheminement des actions menées par le pays dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, il est normal que la mosquée soit interpellée pour contribuer à l’effort d’information et de sensibilisation des fidèles dans ce domaine.
Dans son prêche retransmis vendredi dernier par la Télévision, l’imam a énuméré dans son intervention les causes qui poussent les jeunes à se droguer. Selon lui, ces personnes sont des victimes de conflits conjugaux et de problèmes socio-économiques.
Partant du principe «Mieux vaux prévenir que guérir», l’imam a appelé l’ensemble des citoyens à s’attacher aux recommandations du Tout-Puissant et à s’armer de foi pour éviter de tomber dans ces vices qui transforment dans bien des cas la vie en un véritable enfer.
L’imam, à cette occasion, a insisté sur le rôle des lieux de culte pour inculquer les préceptes de l’Islam dès le jeune âge. Rappelons que l’Algérie compte plus que 15.000 mosquées à travers le territoire national, qui participent efficacement à la sensibilisation contre cette menace rampante des stupéfiants.
Source: El Moudjahid