Cette décision est "très positive", a déclaré Me Ramsès al-Naggar.
En Egypte, les chrétiens se convertissant à l'islam le font souvent pour contourner les règles très strictes de l'Eglise copte concernant le divorce ou pour épouser une personne de confession musulmane.
En avril, une cour avait rejeté la demande de 12 Coptes qui s'étaient convertis à l'islam et souhaitaient redevenir chrétiens, affirmant que cela équivalait à de l'apostasie selon la charia (loi islamique) et constituait une "manipulation de l'islam et des musulmans".
Les plaignants ont fait appel mais le gouvernement tente d'empêcher que celui-ci soit examiné, selon l'avocat.
Le juge, Essam Abdel Aziz, a toutefois choisi de reconsidérer l'affaire. L'appel sera entendu le 1er septembre.
"Cela prouve qu'il y a encore une fenêtre de liberté en Egypte", d'après Me Naggar, prédisant "un résultat positif" en septembre.
"C'est un pas dans la bonne direction", a affirmé à l'AFP Hossam Bahgat, directeur de l'ONG L'Initiative égyptienne pour les droits de la personne.
"Nous espérons que la cour fera respecter les principes de la non-discrimination et de la liberté religieuse", a-t-il ajouté.
Les Coptes représentent 6 à 10% des 76 millions d'Egyptiens et sont la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient.
En Egypte, la religion est mentionnée sur les documents officiels.
Source: AFP