"Dans cette ville, et tant que je serai le maire, tout le monde a droit à un lieu de culte significatif", a-t-il déclaré à la presse.
Le conseil municipal doit avaliser lundi un nouveau projet pour remettre sur les rails la grande mosquée, un an après le feu vert donné à un premier projet annulé le 17 avril par le tribunal administratif de Marseille.
Saisi par des partis d'extrême droite, le tribunal avait estimé que les élus avaient été insuffisamment informés de la première mouture du projet et que celui-ci revenait à une subvention illégale au regard de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat.
"La communauté musulmane, forte de 200.000 personnes à Marseille, a droit à un lieu de culte significatif", a insisté M. Gaudin, "c'est la dignité, le respect des valeurs de la République". "On ne peut pas avoir une ville où on brûle moins de voitures qu'ailleurs si on ne tient pas l'équilibre entre les communautés", a-t-il ajouté.
L'association de la Grande Mosquée de Marseille, qui récolte des fonds pour l'investissement prévu de quelque 8,6 millions d'euros, va déposer une demande de permis de construire avant la fin de l'année.
Le bâtiment originel, situé dans d'anciens abattoirs dans le Nord de la ville, sera conservé mais aménagé avec une coupole et un minaret de 25 mètres. De son côté, le secrétaire général de la mairie de Marseille, Jean-Claude Gondard, a déclaré que la ville irait jusqu'en conseil d'Etat si le nouveau projet était contesté. Les Domaines ont estimé le loyer annuel à environ 24.000 euros, contre 300 dans la première mouture, et la durée du bail emphytéotique a été ramenée à 50 ans au lieu de 99.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable.
Source: france3