Pendant deux jours, les membres du conseil vont réfléchir sur « les voies et moyens de donner à l’Islam une impulsion nouvelle, un souffle nouveau », dans un contexte de la mondialisation. L’ouverture de cette session a eu lieu au ministère des Affaires étrangères en présence de beaucoup de personnalités du monde islamique.
C’est par le récital de coran que la 7e session du conseil consultatif chargé de la mise en œuvre de la stratégie culturelle du monde islamique a été ouverte.
Le Pr Najib Rhiati Salih, par ailleurs directeur de la culture et de la communication de l’ISESCO, a remercié les autorités sénégalaises d’avoir accueilli cette présente session dans cette « belle et grande capitale africaine ».
Selon lui, « les problèmes de développement ne peuvent être réglés en dehors des enjeux culturels ». « Le véritable enjeu, aujourd’hui et demain, c’est celui culturel qui est au cœur du social, de la politique, de l’économie et même de la géostratégie », a-t-il ajouté. Il a félicité le président de la République et le peuple sénégalais qui est épris de « paix et de justice ».
Il a précisé que le seul principe qu’on peut défendre contre la mondialisation est « la diversité culturelle ».
Le ministre de la Culture, Mame Birame Diouf, après les mots de bienvenue, a déclaré que cette présente session « va réfléchir sur les voies et moyens pour donner à l’Islam une impulsion nouvelle, un souffle nouveau ».
Il a rappelé l’engagement et la détermination du Sénégal pour la sauvegarde, la diffusion des valeurs islamiques et la mise en œuvre du développement harmonieux. Et ceux-ci fondent, a-t-il dit, « les raisons de l’organisation, au Sénégal, de la 7ème session du conseil consultatif chargé de la mise en œuvre de la stratégie culturelle du monde islamique ».
Mame Birame Diouf a rappelé la volonté du Sénégal d’œuvrer à la promotion de la diversité des expressions culturelles et au respect de la déclaration islamique sur la diversité culturelle ainsi que de la convention sur le patrimoine immatériel.
Le ministre de la culture a indiqué les principes immuables : la recherche de la paix, la connaissance de soi-même et de l’autre et la tolérance qui doivent à l’en croire’ paver la voie du musulman ».
« La prise en compte de l’autre, considéré comme un autre soi-même, font que le Sénégal est qualifié, comme le pays de la « Teranga », le pays de l’hospitalité, du dialogue des cultures et du brassage des civilisations », a-soutenu M. Diouf.
C’est dans ce cadre que peut être expliqué, d’après le ministre, le choix du Sénégal pour abriter le Sommet mondial du dialogue islamo-chrétien, en concertation avec le reste du monde.
Selon lui, la tenue de cette rencontre au Sénégal va « bousculer aux portes de l’oubli le fameux choc des civilisations » dont parlait Samuel Huntington. « Nous sommes contre le choc des civilisations », a-t-il ajouté.
Ainsi, M. Diouf a estimé pour mieux faire accepter et montrer la valeur de la culture islamique, il faut que l’Organisation islamique (ISESCO) mette en synergie les politiques des pays musulmans dans tous les secteurs de l’activité humaine tout en s’appuyant sur la communication.
Les conclusions et recommandations de cette session devraient être versées au Conseil consultatif pour une prise en compte lors de la rencontre de Tripoli en Lybie qui aura lieu au mois de novembre 2007.
Source: senactu