«A travers le Conseil supérieur des imams (COSIM), nous voyons la communauté musulmane de Côte d'Ivoire dans son ensemble. Ce genre de problème, il n'y a que l'Etat qui puisse le régler. Aujourd'hui, il s'agit d'une réunion d'information. Nous allons bientôt convoquer le Comité de pilotage pour régler les problèmes susceptibles de troubler son bon fonctionnement».
Cette intervention, en guise de conclusion de Noël Yao, directeur général des cultes au ministère de l'Intérieur, a fait suite à une vive polémique soulevée par la majorité des représentants de la communauté musulmane lors de la réunion d'information qu'il a tenue avec eux, dans les locaux du ministère de l'Intérieur, au Plateau. En effet, ces musulmans ont décrié le choix de COSIM à qui il revient de coordonner les opérations au sein de leur communauté, pour le compte du Comité de pilotage du Hadj 2007 qui devient l'affaire de l'Etat «de façon transitoire».
Comme Koudouss, l'imam Bakary Shérif, président de l’oummat islamique, a dénoncé l'exclusion des autres organisations musulmanes et a exprimé son désaccord, quant à la manière dont le ministère entend gérer le Hadj 2007. Il n'a pas manqué de prévenir la tutelle de toute politique politicienne car pour lui, «verser l'argent au trésor n'est pas la solution» au problème des musulmans.
Source: allafrica