La charia appliquée à la finance

8:29 - July 29, 2007
Code de l'info: 1566361
Beyrouth (IQNA)- Quatre règles principales doivent être observées par les fonds islamiques. La finance islamique se fixe comme objectif de respecter la charia, un ensemble de règles édictées par le Coran.
A l’intérieur de chaque établissement, un comité de la charia vérifie que celui-ci respecte les principes religieux. Abdel-Maoula Chaar, responsable du programme de finance islamique à l’Ecole supérieure des affaires (ESA) à Beyrouth, décrypte quelques-unes de ces principes clés.
«Les opérations de finance islamique ne doivent pas générer ou recueillir des intérêts», affirme Abdel-Maoula Chaar. Aussi la banque islamique se fait payer pour sa prestation complète et non via des intérêts.
Par exemple, un individu souhaitant acquérir une voiture va s’adresser à sa banque qui va l’acheter pour lui. Il la rembourse ensuite et lui verse un surplus rémunérant son rôle d’intermédiation.
Les opérations des banques islamiques se fondent sur deux instruments de finance associative. La première, la commandite, met en relation un investisseur qui avance le capital et un entrepreneur qui fournit son expertise.
Les profits de l’opération sont partagés entre les deux partenaires selon un contrat fixé à l’avance, mais les pertes financières sont uniquement supportées par l’investisseur.
Dans la seconde opération, l’association, les deux parties avancent le capital et se répartissent les bénéfices en fonction d’un accord conclu au préalable.
Quant aux pertes, elles «sont divisées au prorata des sommes investies», explique Abdel-Maoula Chaar.
«Les opérations de finance islamique ne doivent pas être source d’ambiguïté. Ce principe, appelé gharar, mène à une interdiction de la spéculation et empêche qu’une vente se fasse sans que l’objet de la vente n’existe», ajoute Abdel-Maoula Chaar. Les contrats à terme sont ainsi bannis et les transactions concernent exclusivement des actifs tangibles.

Source: Liberation
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