Ils sont les benjamins de la Fédération du scoutisme français. Membres depuis 1994, nés seulement trois ans auparavant, les Scouts musulmans de France (SMF) comptent 4000 membres. "On pourrait accueillir encore plus de monde, mais nous sommes limités par les contraintes matérielles et le manque de personnes pour assurer l’encadrement", explique Hocine Sadouki, commissaire général adjoint des SMF.
Pour se développer, le mouvement a signé avec l’Union internationale des scouts musulmans un accord, en vue de la création d’un bureau européen en France. Le mouvement est encore peu développé sur le Vieux Continent, les deux-tiers des effectifs se trouvant dans le reste du monde, essentiellement en Asie. Dans l’Hexagone, les scouts musulmans sont présents dans quasiment toutes les grandes villes, hormis à l'Ouest.
Deux groupes se sont notamment constitués dans le département du Nord, l’un d’une vingtaine d’enfants à Lille, l’autre à Roubaix, qui compte quarante membres. "Nous accueillons surtout des jeunes issus de l’immigration ou de milieux et quartiers populaires, reprend Hocine Sadouki.
Ils découvrent l’héritage musulman en Europe, notamment en Andalousie. Dans les banlieues, on aide les jeunes à s’insérer, malgré la discrimination à laquelle ils peuvent être confrontés.
Nous avons des cas concrets de jeunes, dans des situations parfois difficiles, qui ne trouvaient pas de travail. Après avoir découvert le scoutisme, ils ont eu envie de créer leur propre entreprise pour en devenir le gérant".
Source: lexpress