14:15 - July 29, 2007
Code de l'info: 1566820
Maurice (IQNA)- Les banques islamiques verront le jour à Maurice.
La garantie a été donnée par Rama Sithanen, le ministre des Finances, lors de la célébration du centenaire de la banque de Baroda. Il estime que ce système constitue un grand potentiel.
« Une banque islamique à Maurice, c’est du domaine du possible », explique Yousoof Dauhoo, un travailleur social de longue date, avec un engagement particulier dans le domaine de la coopérative de crédit (credit union). « Il faut une vaste campagne d’explication et de sensibilisation », poursuit-il.
Le principe fondateur des banques islamiques tire son origine dans la charia, ensemble de règles de conduite concernant tous les aspects de la vie auxquels un musulman doit souscrire.
L’investissement direct et l’investissement par la participation sont les deux principales caractéristiques de ce système dont l’existence repose sur des actifs bien réels. Dans le premier cas de figure, c’est la banque qui effectue le placement des capitaux dans des projets susceptibles de rapporter des dividendes.
Dans le second, la banque s’associe tant dans l’investissement que dans la gestion d’une entreprise à qui un prêt est consenti. C’est là une forme de partenariat où les deux parties acceptent de partager les bénéfices de même que les conséquences financières d’une perte.
Dans cette perspective, l’intérêt et l’usure sont considérés comme étant favorables à la concentration de la richesse et donc préjudiciables à ceux qui n’en maîtrisent pas le mécanisme. « C’est une alternative pour le client », souligne Al Khu Shaïri, directeur de la South East Asian Bank.
A en croire Rama Sithanen, le ministre des Finances, il est temps de passer au concret. « Nous permettrons le développement de services bancaires alternatifs tels que l’implantation de banques islamiques à Maurice », a-t-il annoncé lors de la célébration du centenaire de la banque de Baroda.
Le ministre des Finances n’a pas caché son optimisme quant aux opportunités que ce système représente pour Maurice. « C’est une activité qui grandit rapidement et qui représente un grand potentiel pour le pays dans son intégration du marché financier global. C’est un secteur en croissance. Les banques islamiques souhaitent étendre leurs activités ici. »
Et si jamais Maurice va de l’avant avec le projet, elle ajoutera son nom à la liste de pays où le concept de banque islamique fait déjà partie intégrante du secteur financier.

Source: lexpress
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