La contribution du Mali au projet sera de l’ordre de 1,8 million d’euros (environ 1,2 milliard CFA), a indiqué au cours de la cérémonie de signature le ministre malien de l’Economie et des Finances, M. Abou Bakr Traoré.
Selon lui, le projet permettra de sécuriser et d’améliorer l’approvisionnement en énergie électrique du réseau interconnecté du Mali par l’acquisition d’une capacité de production thermique additionnelle de 60 mégawatts.
Les fonds seront dévolus à Energie du Mali (EDM-SA) pour l’acquisition de 6 générateurs diesel, « clés en main », d’une puissance globale de 60 mégawatts et l’achat de 3 transformateurs, a-t-il indiqué.
Il est également prévu que le personnel technique de EDM-SA suive une formation en maintenance électrique et mécanique, in situ, et chez le fabricant.
Unique société de commercialisation d’électricité au Mali, EDM-SA avait fait état cette année d’un déficit de production de 10 pour cent que son directeur général, M. Sékou Alpha Djittèye avait imputé à l’installation tardive de la saison des pluies.
M. Djittèye avait mis en cause la mauvaise situation hydrologique au niveau de la retenue des barrages de Manantali (région de Kayes, ouest du pays) et de Sélingué (région de Sikasso, sud), d’où provient l’essentiel de l’approvisionnement électrique du pays.
La production d’électricité au Mali, essentiellement d’origine thermique, se situe actuellement à un peu moins de 300 mégawatts.
Divers projets, dont la construction d’une centrale de 56 mégawatts et l’interconnexion au réseau ivoirien, ont été initiés pour améliorer la production intérieure malienne et satisfaire la demande croissante en électricité.
Société anonyme, le capital de l'EDM est détenu à 66 pour cent par l’Etat malien et à 34 pour cent par la société IPS du groupe Aga Khan.
Source: IINA