En ouvrant les travaux de cette rencontre, le ministre nigérien des Affaires religieuses a reconnu le rôle de plus en plus important joué par les organisations confessionnelles dans la lutte contre le SIDA, en raison de leur influence et leur degré de pénétration au sein de notre société.
«De par leur impact sur les communautés et les ménages et de par leur regroupement en associations implantées sur le terrain, les organisations confessionnelles sont idéalement placées pour influencer les systèmes de valeurs et les comportements ainsi que pour mieux mobiliser les populations» a déclaré Issaka Labo.
«Les leaders religieux, grâce à leurs talents en matière de sensibilisation et à leurs capacités de mobilisation, pourront sortir les malades de l’isolement et faire jouer les mécanismes de solidarité et remplacer les inquiétudes par l’espoir.
Les religieux ont de la sorte contribué à contenir la propagation de l’épidémie et à atténuer la stigmatisation et la discrimination à l’endroit des personnes vivant avec le VIH/SIDA», a-t-il ajouté.
Une des étapes a été la création de la coordination régionale des religieux dans la lutte contre le SIDA, le 10 février 2005, à Nouakchott (Mauritanie) ; une structure appuyée par le projet AWARE/HI/ AIDS, qui coiffe les réseaux de religieux des pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre.
Selon Thierry Namata Guéro, l’atelier organisé à cette occasion, qui visait à renforcer l’engagement politique des organisations et leaders religieux dans la lutte contre le VIH/SIDA dans la zone, avait formulé comme principale recommandation, la création de réseaux de religieux dans tous les pays concernés ainsi que l’organisation d’une caravane.
Partie de Nouakchott, cette dernière traversa le Sénégal, le Mali, le Burkina, le Niger avant de se rendre à Abuja au Nigeria.
Cette caravane a permis la formation de plus de 500 leaders religieux musulmans et chrétiens et la sensibilisation de plusieurs millions de jeunes et adultes des pays traversés.
Source:IINA