L’Etat d’Algérie face à la flambée des prix dans le mois de ramadan

10:08 - August 26, 2007
Code de l'info: 1575248
Algérie (IQNA)- La rentrée sociale s’annonce d’emblée chaude cette année, sachant qu’elle coïncide avec le mois de ramadan.
La hausse des prix des produits de consommation, notamment depuis quelques mois, est à l’origine de l’aggravation de la situation. Le renchérissement des prix de l’ensemble des produits qui constituent le panier de la ménagère érode lentement le pouvoir d’achat des Algériens. Et cette érosion risque de se maintenir à l’approche de la rentrée sociale et scolaire qui, cette année, sera couplée avec le mois sacré du ramadan.
Le simple citoyen ne sait plus à quel saint se vouer pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
Les prix des produits de large consommation ne cesse d’augmenter. Après une virée dans les marchés de la capitale, nous avons constaté que les mesures prises par le gouvernement n’ont pas été mises à l’œuvre.
Il s’est avéré que le commerçant en Algérie échappe au contrôle de l’Etat. Ce qui montre qu’il n’existe aucun suivi de la part du gouvernement pour obliger ces commerçants à maintenir les prix et à faire en sorte de limiter le stockage des produits au niveau des chambres froides.
On peut ainsi dire que quasiment dans tous les pays musulmans, à l’approche du mois de ramadan, les prix baissent mais en Algérie, c’est tout à fait le contraire. Les commerçants s’enrichissent durant ce mois sacré, en augmentant les prix d’une manière concurrentielle. Autant pour les fruits et légumes que pour les viandes.
Mais l’Etat face à cette situation a entamé des démarches afin d’apaiser les tensions et les craintes du citoyen. Des actions, dont on redoute, d’ailleurs, l’efficacité, seront entreprises.
A commencer par l’annonce faite par le ministre de la Solidarité nationale, Ould Abbas, relative à l’importation immédiate de pas moins de 75 000 tonnes de pommes de terre assortie d’une exemption totale des taxes douanières et fiscales.
Ces dernières resteront cependant limitées dans le temps. Appliquée depuis le 20 août dernier, elle ne sera plus en vigueur le 1er novembre 2007.
C’est une mesure exceptionnelle puisque, selon le même ministre, avec l’avènement des prochaines récoltes prévues au début du mois de novembre, les choses reprendront leur cours normal. Ould Abbas, comme à son accoutumée, promet une «baisse substantielle » du prix de ce légume dans ce mois sacré.

Source: Lanouvellerepublique
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