Joint par L’Economiste, Rachid Talbi Alami, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, précise que «le Conseil s’est tout particulièrement penché sur la situation des stocks et l’évaluation des besoins en denrées alimentaires de base qui enregistrent une forte demande durant le mois de Ramadan».
Le disponible tout comme les importations en cours permettent d’affirmer «que le marché sera bien fourni» révèle le ministre qui a présenté un rapport sur la situation. Pour s’en convaincre, Talbi Alami renvoie aux dernières mesures relatives à la baisse des droits d’importation applicables au lait (UHT et en poudre) et céréales. «Adoptées en étroite coordination avec les professionnels concernés, ces mesures, estime le ministre, sont de nature à permettre l’approvisionnement du pays dans de bonnes conditions».
Selon le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales qui se réfère aux autres départements ministériels, le disponible en principales denrées de base couvre largement les besoins du mois du Ramadan. Il en est ainsi des farines libre et subventionnée dont le disponible s’annonce respectivement d’environ 2 millions et de 852.000 quintaux pour le mois de septembre, et un peu moins pour octobre, alors que la demande n’excède pas les deux tiers.
Par ailleurs, l’offre prévisionnelle en lait est évaluée à 72 millions de litres. Elle sera couverte par le disponible local qui s’élève à 60 millions de litres auxquels s’ajouteront 26 millions en UHT d’importation.
Pour le sucre, l’offre est largement excédentaire. Tandis que pour le beurre et la margarine, il est prévu d’importer prés de 16.000 tonnes au cours des mois d’août, septembre et octobre. Cependant, la demande exprimée généralement durant cette période est proche de 6.000 tonnes.
S’agissant des fruits secs, la production nationale des dattes est évaluée à 73.000 tonnes. De même, les importations ont porté sur environ 26.500 tonnes à fin avril 2007. Enfin, les quantités disponibles en lentilles durant les mois de septembre et octobre sont estimées à 90.000 tonnes et doivent suffire aux besoins.
Source : L'Economiste