Un cinéaste soudanais : " L'entrée du Coran dans le septième art, nécessite une optique différente des savants musulmans"

14:32 - September 04, 2007
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Le cinéma iranien est un exemple de cinéma réussi dans ce domaine, et peut jouer un grand rôle dans l'évolution artistique et cinématographique du monde de l'islam.
Mostafa Ebrahim Mohamad, cinéaste soudanais, s'est entretenu avec les journalistes de l'Agence de presse coranique, IQNA : "Le Soudan est un pays où les gens sont très pratiquants et très fervents, cependant les musulmans du Soudan ne sont pas à l'abri des assauts culturels occidentaux, il faut être vigilants. Les films hollywoodiens ont envahi notre cinéma, ce sont des films de propagation de la culture occidentale. Certains pensent que le cinéma ne sert qu'à propager la corruption morale alors que le cinéma religieux peut trouver sa place auprès des autres arts islamiques et aider à l'enseignement des valeurs coraniques. Les centre islamiques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre cette monumentale intrusion culturelle, et avec l'aide des centres islamiques, les films seront mieux documentés et plus intéressants. "
"Il est évident que l'Occident, dans les œuvres cinématographiques religieuses, s'est servi des centres religieux, pour éviter les clichés et les slogans, et produire des films concurrentiels. Ce serait une erreur de croire qu'il suffit, pour faire des films religieux islamiques, d'avoir des connaissances et une expérience cinématographiques. Les centres d'enseignement islamique ont un rôle important à jouer dans le développement des relations avec le milieu cinématographique, ce n'est pas uniquement la faute des producteurs si cette relation n'est pas assez étroite. A vrai dire, il faut reconnaître que beaucoup de centres religieux considèrent le cinéma comme un instrument de propagation de la corruption, dans ce contexte il est difficile de s'attendre à de meilleures relations entre ces deux institutions.
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