Les musulmans de la cité des Kobourou, une ville dont les populations sont en majorité musulmanes ne restera pas en marge de ce mois sacré.
Cinquième pilier de l'Islam, le jeûne musulman s'accompagne d'intenses prières et de lecture du coran mais aussi de générosité à l'endroit des plus démunis.
Pendant un mois, les fidèles musulmans vont s'abstenir pendant toute la journée de nourritures, et même des plaisirs, quelle que soit leur nature.
Néanmoins, le mois du jeûne musulman est la période de grande consommation des produits de première nécessité.
C'est ce qui justifie la forte mobilisation des populations de Parakou dans les marchés à trois jours du carême.
En effet, le samedi dernier, jour du marché international Arzèkè de Parakou, nombreux étaient ces fidèles musulmans qui se trouvaient dans la logique des préparatifs. Ce qui se passe par un ravitaillement en produits de première nécessité comme les produits laitiers le sucre et le riz.
Mais le constat qui se fait sur les différents marchés est que les prix des produits ont connu une hausse, ce qui constitue un véritable calvaire pour les consommateurs qui se trouvent dans l'obligation de s'y conformer.
En effet, les commerçants, dans la recherche d'un plus grand profit, font une spéculation sur ces produits, la demande de la clientèle étant forte.
La boite de lait de 500g est passée de 750 à 1200Fcfa ; le riz dont le prix variait entre 300 et 350F le kilogramme selon la qualité se vend à 400 voire même 450F le kilo à l'approche des carêmes.
Quelques vendeurs expliquent cette hausse des prix des denrées alimentaires, par les carêmes, qui disent- ils, leur donnent l'opportunité de faire de gros bénéfices.
Mais au-delà de ces aspects, la veille des carêmes à Parakou se vit aussi à travers le nombre de plus en plus accru des mariages qui sont célébrés.
Dans les quartiers les plus populeux de la ville tels que Yarakinin, Yéboubéri, la veille du ramadan est la période propice pour les jeunes adolescents de célébrer leur mariage.
Source: Allafrica