Le FMI estime que la croissance du secteur de la finance islamique a été en moyenne de 10 % sur les dix dernières années.
Cela est dû en partie à une forte demande, dans les pays arabes, de la part d'une jeune génération qui désire adapter son mode de vie aux principes de l'islam.
D’ailleurs l’on ne peut plus sous-estimer l'importance des pétrodollars qui arrivent en masse sur le marché financier.
Les principes islamiques se déclinent sur toute la palette des services financiers des banques traditionnelles, des services aux particuliers à l'émission de titres boursiers.
Ils sont basés sur les préceptes du Coran et de la Sunna : interdiction de l'usure ou " riba ", assimilée à l'intérêt pratiqué par les banques ; partage des profits et des pertes entre l'entrepreneur qui emprunte et son prêteur ; prohibition de financement d'activités taboues telles que le jeu.
" L'année dernière, quelque 70 % des 50 milliards de dollars de fonds islamiques échangés dans le monde l'ont été en Malaisie ", se félicite le vice-ministre des Finances, Awang Adek.
Les politiques en faveur de la finance islamique ont été lancées il y a plus de 40 ans, et le pays surfe sur la vague actuelle, surtout depuis la crise asiatique de 1997, qui lui a appris la nécessité de diversifier son offre en matière financière.
Aujourd'hui, les fonds islamiques constituent 12 % de la totalité des fonds bancaires dans le pays. La Malaisie est le seul pays au monde qui a établi un cadre légal clair concernant la finance islamique.
Dernière innovation : l'ouverture, il y a moins d'un an, d'une école délivrant un diplôme de finance religieuse.
Ici, le costume cravate a détrôné la calotte musulmane, d'autant plus que tous les étudiants ne sont pas musulmans.
Source: Tunishebdo