En Algérie, plus d’un million et demi de personnes sont concernées. Cette maladie chronique qui est à l’origine d’un dysfonctionnement au niveau de la production d’insuline, de l’action de l’insuline ou des deux à la fois entraîne une augmentation du taux de glucose dans le sang (hyperglycémie). Il existe deux formes de diabète.
- Diabète de type 1. Également nommé « diabète insulinodépendant » (DID) ou « diabète juvénile », le diabète de type 1 apparaît lorsque le pancréas ne produit plus d’insuline ou n’en produit pas assez en raison d’une attaque virale ou toxique, ou à la suite d’une réaction auto-immune qui entraîne la destruction des cellules bêta de cet organe, lesquelles sont responsables de la synthèse de l’insuline. Il touche environ 10 % des diabétiques.
- Diabète de type 2. Souvent désigné sous les noms de « diabète non-insulinodépendant » ou « diabète de l’adulte », le diabète de type 2 est caractérisé par le fait que l’organisme devient résistant à l’insuline. Ce problème survient généralement chez les personnes de plus de 40 ans, mais son incidence est en forte croissance chez les plus jeunes. Ce type de diabète, de loin le plus fréquent, affecte près de 90 % des diabétiques.
Les patients souffrant de cette maladie s’interrogent et s’inquiètent d’avantage sur leur état de santé durant le mois de Ramadhan, notamment ceux qui sont astreint à un régime alimentaire et un traitement médical particulièrement sévère.
Selon les spécialistes le jeûne entraîne une inversion des cycles insuline glucagon. Durant le reste de l’année, l’hormone digestive la plus sécrétée est l’insuline qui permet au glucose de pénétrer dans les cellules pour y être consommé et transformé en énergie. Elle permet également la mise en réserve du surplus d’énergie fournie par l’alimentation.
L’insuline en faisant entrer le glucose dans les cellules entraîne dans les premiers jours de ramadan des hypoglycémies qui sont responsables de la sensation de faim ressentie par le jeûneur.
Durant le ramadan, après les premiers jours, l’insuline laisse sa place prédominante au glucagon. Le glucagon est l’hormone du jeûne, elle va mobiliser les réserves de l’organisme en particulier les graisses pour fabriquer le précieux glucose qui n’est plus apporté par l’alimentation.
La prédominance du glucagon au bout de quelques jours de jeûne permet de moins présenter d’hypoglycémies graves et donc de moins sentir la faim.
D’après les spécialistes, les diabétiques de type 1 mal équilibré, à haut risque de complications si la réponse à leurs besoins nutritifs est altérée, font partie des catégories de patients qui ont plus qu’une simple permission de non jeûne.
Tandis que les patients souffrant du diabète de type 2 peuvent jeûner. Mais, il faut qu’ils fassent attention à leur alimentation notamment les plats riches en sucre.
Toutefois, ils peuvent consommer de temps en temps des dattes, mais il ne faut pas en abuser. Les diététiciens insistent sur l’hydratation du corps. Il faut boire lors de la rupture du jeûne, entre les repas.
Enfin, pour les femmes enceintes diabétiques ou atteintes d’un diabète gestationnel, les spécialistes soulignent que le jeûne présente un haut risque pour la mère et l’enfant.
Source: elmoudjahid