Ce provocateur, qui a fait de ses attaques contre l’Islam son cheval de bataille, ne fait que récidiver, puisqu’il a dû démissionner de son poste de ministre des Réformes, il y a deux ans de cela, après s’être exhibé durant un programme télévisé portant un tee-shirt gravé des fameuses caricatures danoises dont la publication avait provoqué une vague de protestations parmi les musulmans qui l’avaient jugé très offensantes pour la figure du prophète Mohamed.
Le Sénateur de la Ligue a appelé, cette fois, les Italiens opposés à la construction d’une nouvelle mosquée à Bologne, dont la curie de la ville, à empêcher l’achèvement du projet.
En 2000, le parti de la Ligue avait bloqué la construction d’une mosquée dans la ville du nord de Lodi, en alimentant une véritable campagne d’islamophobie parmi les habitants, allant jusqu’à afficher une pancarte sur les lieux du litige, avec l’inscription, « cette terre a été traitée avec porc ».
En 2006, dans la ville de Sienne, sur un autre terrain destiné à la construction d’une mosquée, une tête de porc a été trouvée par les maçons.
La semaine dernière, une autre polémique avait accompagné l’octroi par la commune de Gènes à la communauté musulmane d’un bout de terre pour y ériger un centre islamique.
Des associations italiennes s’étaient mobilisées pour bloquer le début des travaux mais l’archevêché de la ville s’est vite dissocié de cette initiative.
La sortie stupide et d’autant plus grave, parce qu’elle provient du responsable de la troisième institution du pays, a suscité un grand malaise parmi la communauté musulmane, surtout que son auteur n’a pas eu d’égard pour le début du mois sacré du Ramadhan.
Gêné par une telle vulgarité, le gouvernement de Romano Prodi s’est excusé auprès des musulmans d’Italie, par la voix de son ministre de la Solidarité sociale, Paolo Ferrero.
Par ailleurs, l’Etat italien n’ayant pas encore reconnu l’Islam comme l’une de la vingtaine de religions de ce pays avec lesquelles il a signé un concordat, les contribuables musulmans ne peuvent destiner une partie de leurs impôts à la construction des lieux de culte, alors que chrétiens et juifs peuvent le faire.
Source: Elwatan