C’était, au cours d’une question orale qu’il a déposée le 10 août dernier sur la table du président. Par ces interrogations, le vice-président à l’Assemblée nationale invite le gouvernement à revoir ses politiques vis-à-vis des Daaras.
Quelles sont les actions développées, ou envisagées, par le Gouvernement en vue de mieux organiser et promouvoir l’enseignement coranique ? Quelles sont les mesures prises, ou envisagées, par le Gouvernement pour protéger les « Talibés » (apprenants) et pour assister matériellement et financièrement les « Daaras » ? Telles sont les deux questions orales du député Abdou Latif Guèye. Selon le député, en dehors du cadre des confréries religieuses, d’innombrables initiatives ont été prises pour perpétuer l’enseignement coranique. Cependant, l’absence totale d’une politique, d’un cadre formel, institutionnel, organisant et soutenant l’enseignement coranique au Sénégal demeure des problèmes récurrents.
Il a également constaté l’échec des programmes initiés par les organismes internationaux, les programmes de modernisations des « Daaras », les actions ponctuelles de bienfaisance en faveur des « Daaras ». D’après Abdoul Latif Guèye, la politique informelle, le manque d’organisation et surtout l’absence d’appui institutionnel et financier sont à l’origine de ces dysfonctionnements constatés dans la modernisation des Daaras.
Aussi, le vice- président à l’Assemblée nationale interpelle le gouvernement sur la problématique de l’Enseignement coranique et les difficultés structurelles des « Daaras » et surtout sur les mesures qui sont prises pour que celles-ci retrouvent leur lustre d’antan. « Les hommes illustres qui ont contribué à forger notre identité nationale, en résistant farouchement aux agressions, tant culturelles, politiques que militaires, ont avant tout été des éducateurs, des formateurs qui, à partir du cadre formel de la « Daara » (école coranique), encadraient les populations, protégeaient les enfants et faisaient du Sénégalais un citoyen modèle imbu de valeurs sûres, qui l’éloignaient de la dépersonnalisation et de l’acculturation », a-t-il précisé.
Source : le soleil