Trouver des stratégies réalistes et réalisables qui puissent permettre la réinsertion socioprofessionnelle des enfants talibés, tel est l’objectif des femmes islamiques de l’Alliance réunies à Ouagadougou les 21 et 22 septembre 2007.
Au cours des travaux, les participantes ont passé au peigne fin, les résultats d’enquêtes sur les écoles coraniques, les droits fondamentaux de l’enfant dans le cadre des institutions internationales et les droits des enfants en islam.
Au terme des deux jours de réflexions, elles jugent nécessaire une plus grande implication de la femme musulmane dans les cellules de prise en charge des enfants talibés.
L’AFIB recommande aux autorités burkinabés, un devoir de regard sur la gestion des écoles coraniques, la création d’une structure d’accueil des talibés, l’établissement de pièces d’état civil à leur profit, ainsi que leur éducation et formation.
Si ces recommandations entre autres, deviennent une réalité, espèrent vivement les femmes islamiques, pourront jouer pleinement leur partition dans le développement du pays.
En attendant, Mme Haoua Ouédraogo, présidente de l’AFIB se félicite de la tenue de ces assises qui, à son sens, ont permis aux musulmanes de prendre des engagements courageux.
"Prochainement nous allons descendre sur le terrain pour faire des réalisations concrètes dans le cadre de la réinsertion socioprofessionnelle des talibés. Il va s’agir de la prise en charge de ces enfants. Un travail de sensibilisation sera envisagé à la base, de sorte que chaque femme s’arrange pour placer un talibé dans un centre d’apprentissage pré professionnel", a-t-elle annoncé.
Pour sa part, le représentant de l’UNICEF à la rencontre, Georges Kafando a réaffirmé la volonté des responsables de son institution à travailler à améliorer la situation des enfants et des femmes.
Outre l’UNICEF, l’AFIB a reçu les encouragements et le soutien de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) pour qui la précarité des enfants talibés est un sujet sensible dont la résolution peut contribuer à vaincre la pauvreté.
Source: lefaso