Les musulmans des Balkans fêtent la fin du ramadan

10:07 - October 14, 2007
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Bosnie-Herzégovine (IQNA)- Les musulmans des Balkans ont fêté dès vendredi le début des fêtes de l’aïd el-fitr, qui marque la fin du ramadan, célébration religieuse la plus importante de l’islam.
Le professeur Ismet Busatlic, de la Faculté des sciences islamiques de Sarajevo, explique au quotidien Oslobodjenje ce que représente cette journée dans la tradition musulmane, et comment elle se vit de nos jours en Bosnie-Herzégovine.
En Macédoine, pour la première fois, le premier jour de l’aïd el-fitr a été férié dans tout le pays.
À la fin de ce mois de Ramadan, Ismet Busatlic a été officiellement nommé à la tête de la Faculté des sciences islamiques (FIN) de Sarajevo, trois mois après en avoir été élu doyen.
Malgré ses nombreuses obligations à la veille de la fête de l’aïd el-fitr, et de ses obligations de doyen de la faculté, le professeur Busatlic a trouvé du temps pour parler de l’importance de cette fête, de son origine, de la manière de la célébrer.

Oslobodjenje (O) : Le mois le plus béni sur Terre, le mois de ramadan est déjà derrière nous. L’aïd el-fitr est une récompense pour ne pas avoir cédé aux tentations. Quels sont les messages que porte cette fête ?
Ismet Busatlic (IB) : Les musulmans et les musulmanes, qui tiennent à ce mois de ramadan et accomplissent tous leurs devoirs durant ce mois, attendent de grandes récompenses : la première est la fin du ramadan, couronnée d’une fête de trois jours.
La seconde, un peu plus importante, c’est d’être récompensé par le Dieu tout puissant pour le jeûne et les autres obligations respectées et accomplies durant le mois de ramadan. Le message principal de l’aïd el-fitr est donc qu’avec une croyance sincère et l’accomplissement de ses devoirs religieux, on obtient la force physique, mentale et spirituelle, ainsi qu’une bonne santé sociale, et cela nous procure une sensation de puissance, de joie et de fête.
Le ramadan montre - et l’aïd el-fitr nous fait comprendre - qu’avec la croyance nous pouvons lutter contre les maladies et le mal qui règne aujourd’hui dans le monde.

O : Quand l’aïd el-fitr a-t-il commencé à devenir une grande fête et comment était-il fêté au temps du Prophète Mohammed ?
IB : On sait que les musulmans n’ont pas beaucoup de fêtes religieuses et n’ont donc guère d’occasions à célébrer.
Certaines fêtes religieuses et « nuits heureuses » (les nuits mubarek) se célèbrent seulement dans certaines régions musulmanes.
L’aïd el-fitr, par contre, est fêté par tous les musulmans, et cette tradition remonte au temps du Prophète. Il était fêté exactement comme aujourd’hui, c’est-à-dire en priant le matin de l’aïd el-fitr et ensuite en sortant avec la famille dans la rue où commençait la grande fête. On mangeait et on fêtait tous ensemble. Cependant, même si c’était l’aïd el-fitr, tout se faisait dignement et sans excès.

Source : balkans
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