Un Symposium International sur l'interdiction des armes chimiques s’est ouvert à Téhéran

14:20 - October 23, 2007
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Téhéran (IQNA)- Dans le cadre de la commémoration du XXème anniversaire du bombardement chimique de la localité iranienne de Sardasht s’est ouvert hier à Téhéran un Symposium International chargé d’étudier les conséquences de l'utilisation de ce type d'armes.
Dans le cadre de ce symposium de deux jours sera évoquée la mise en place des normes reprises dans la Convention pour l'Interdiction des Armes Chimiques.

Cet événement a été organisé sous le parrainage du ministère iranien des Affaires étrangères, de la Fondation des Martyrs et de l’Association aux Victimes des Armes Chimiques.

Parmi les conférenciers, on retrouvera Manouchehr Mottaki et le président de la Commission de Sécurité Nationale et de Politique Extérieure du Parlement, Alaédin Borudjerdi.

Des experts venus de Hollande, d'Autriche, des USA, de Grande-Bretagne, du Bangladesh, d'Inde, d'Allemagne, de Belgique et de Russie seront également présent à ce Symposium International.

QUE S’EST-IL PASSÉ A SARDASHT ?

Aujourd’hui est le jour anniversaire du bombardement chimique de Sardasht, à l’ouest du pays, par l’ancien régime baathiste irakien et le chef de la diplomatie iranienne a évoqué surtout le rôle des pays occidentaux dans l’approvisionnement de l’ancien régime irakien en armes chimiques et microbiologiques qu’il a utilisées durant la guerre imposée contre les civils iraniens.

L’inertie des instances internationales n’a fait, hélas, que décupler l’audace du régime de Saddam qui a reproduit la même tragédie à Halabja dans le Nord de l’Irak.

Plus de 110 personnes sont tombées en martyres et près de 1.200 autres ont été blessées, dans le bombardement chimique dans la ville de Sardasht. Les victimes des armes chimiques de Sardasht soufrent, encore, des effets pénibles de l’intoxication ou des blessures graves que leur ont infligées ces armes démoniaques.

Différents villes ou villages iraniens furent, plus de 250 fois, la cible des attaques chimiques de l’armée baathiste durant les 8 années de la guerre imposée et les bombardements chimiques de Sardasht et des villages frontaliers de la province de Kermanshah ne sont que de petits exemples de ces crimes.

Avec plus de 100.000 blessés chimiques, l’Iran compte le plus grand nombre de victimes vivantes des armes chimiques et biologiques dont le triste sort semble très peu inquiéter les faux défenseurs des Droits de l’homme.

En fait, l’appui occidental aux bombardements chimiques menés par l’ancienne armée baathiste et le silence de marbre des instances internationales envers ces crimes sont les deux faces d’une même pièce dans un scénario qui a engendré une tragédie humaine sans commune mesure dans l’histoire de l’humanité.
La responsabilité de l’utilisation des armes chimiques contre les civils iraniens doit donc être mise sur le compte de toutes les instances et de tous les Etats qui, par leur silence ou leur soutien, encourageaient Saddam dans ses crimes barbares.

Le dossier des blessés chimiques iraniens a été, pour la première fois, examiné à la Cour internationale de La Haye, il y a quelques mois, aboutissant à la condamnation d’une société néerlandaise impliquée dans l’exportation d’armes chimiques à destination de l’ancien régime de Bagdad.

Cet événement pourrait être un point de départ, pour engager des poursuites judiciaires, permettant de faire valoir les droits de tous les blessés chimiques dans le monde.

L’indifférence et l’attitude ambivalente de l’Occident envers l’utilisation des armes de destruction massive continuent d’être une amère réalité que les grandes puissances imposent au monde, comme elles le faisaient hier.

Source : Irna
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