"Au début 2006 l'Université de Gorgan m'a conseillé le rugby à cause de ma puissance physique", explique Mlle Shahsavari.
Sur le terrain, comme en dehors, les joueuses doivent couvrir leur tête et dissimuler leurs formes. Elles filent sur la pelouse avec le marnaeh, un voile ne révélant que leur visage, et une tunique lâche par-dessus un T-shirt trop large et des pantalons de survêtement trop grands.
Une tenue qui leur donnerait peu de chances face à des équipes occidentales -car trop facile à attraper-, ce qui fait dire à l'entraîneur Alireza Iraj, qu'elles "devraient jouer avec des équipes de pays musulmans ayant des tenues identiques".
"J'adore le rugby et ce que je porte ne compte pas. Ca n'est pas inconfortable", affirme Sahar Azizi, une lycéenne de 16 ans.
"Ce n'est pas un sport violent déconseillé aux femmes, contrairement à ce que les gens pensent. Nous avons besoin de dépenser notre énergie", explique Zahra Nouri, le capitaine de l'équipe, qui est étudiante en mécanique à l'Université de Qazvin, près de Téhéran.
La mère d'une des joueuses se félicite justement de cette activité qui détend une progéniture qui en a grand besoin, selon elle: "c'est bien pour nous qu'elle se défoule ici", dit Pouran Taherabadi.
L'équipe de Téhéran, établie en 2003, a gagné le championnat national féminin l'année suivante, auquel participent actuellement sept équipes d'autres provinces d'Iran islamique.
Source : MAP