"Le bannissement des préjugés culturels et des atteintes aux religions dans les programmes d'enseignement" est l'une des principales recommandations, a indiqué Abdelaaziz Touijri, directeur général de l'Organisation islamique pour l'éducation, la science et la culture (Isesco).
Avec l'Onu, l'Isesco est l'une partie organisatrice de la réunion en plus de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), qui regroupe tous les Etats musulmans.
Selon M. Touijri, les participants d'Europe, d'Afrique, d'Asie et d'Amérique ont été "unanimes sur la nécessité de purger les programmes et manuels d'enseignement des stéréotypes" relatifs aux religions.
"Une forte dose de tolérance est requise pour immuniser les jeunes contre l'extrémisme", a-t-il ajouté, résumant les conclusions de la conférence.
Durant trois jours de débats, les participants ont discuté du dialogue interreligieux et évoqué "l'urgence" d'une meilleure compréhension entre les peuples de cultures et de confessions différentes.
Le document final prêche aussi une "culture de la tolérance" dans les médias et dénonce "les provocations" à l'égard des sentiments religieux, en allusion à la controverse née de la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse européenne notamment.
Hôte de la conférence, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali avait dénoncé un "amalgame, fait en Occident, entre islam et terrorisme", dans son discours d'ouverture en présence d'un représentant de l'Eglise et du grand rabbin de Tunis Haïm Bitan.
Le document final appelle en outre à "une meilleure coopération" entre les gouvernements et les ONG dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Source : AFP