Alors que les autres enfants s'affrontaient sur les tapis d'un gymnase de Winnipeg, Hagar Outbih a dû se contenter d'un rôle de spectatrice et se demandait pourquoi on l'avait écartée.
En pleurs, elle a dit que le responsable lui avait dit qu'elle ne pouvait pas se battre, qu'elle devait enlever son voile ou partir.
La mère de la jeune judoka, Khadija, qui a essayé de consolé sa fille, a dit se sentir très mal de voir sa fille devoir traverser une telle épreuve.
C'est le président de Judo Manitoba, Dave Minuk, qui a pris la décision.
Il a dit s'être appuyé sur les directives de la Fédération internationale de judo, assurant que sa décision n'avait rien à voir avec la religion, mais qu'il s'agissait d'une question de sécurité.
Il a soutenu que le hidjab pouvait être utilisé pour étrangler quelqu'un ou qu'il pouvait tomber devant les yeux de la jeune combattante.
Il s'agit de la dernière controverse en date sur le port du hidjab dans le sport au Canada.
En avril, un arbitre international avait expulsé une équipe de taekwondo, composée principalement de filles musulmanes âgées de huit à douze ans, d'une compétition sur la Rive-Sud de Montréal, soutenant que les règlements du sport ne permettent pas le hidjab.
En février, une musulmane âgée de 11 ans d'Ottawa qui participait à un tournoi de soccer à Laval avait été expulsée du terrain parce qu'elle avait refusé d'obéir à la demande de l'arbitre de retirer son voile.
Source : Canoe