Thème de la rencontre: les musulmans et la sécurité intérieure. Les participants ont notamment fait part des discriminations dont ils font l'objet.
La rencontre, qui a duré toute la journée, s'est déroulée dans un «climat serein mais très franc», commente Ali Benouari, le président de l'Association suisse des musulmans pour la laïcité (ASML). Très franc car des sujets qui fâchent, comme l'initiative de la droite isolationniste pour empêcher la construction de minarets ou encore la «responsabilité de Christoph Blocher et de son parti par rapport à l'islamophobie rampante» ont été abordés par les participants, souligne-t-il. La suite? «Cette rencontre constructive amorce un dialogue qui sera approfondi dans le cadre de tables rondes régulières et qui touchera aussi d'autres thèmes», indique Guido Balmer, porte-parole de Fedpol. Des thèmes comme celui, central, de l'intégration.
Le 27 mars, une première rencontre a eu lieu entre Christoph Blocher et des représentants musulmans. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a alors décidé d'aller plus loin. Et c'est le 20 août qu'Urs von Däniken, le chef du Service d'analyse et de prévention (SAP) de Fedpol, a invité des musulmans à une nouvelle réunion consacrée à la sécurité. Pour «chercher des solutions ensemble afin d'éviter que des abus soient commis au nom de la religion», a-t-il notamment relevé dans sa lettre d'invitation.
Convoqués par la police? Ali Benouari a, dans un premier temps, bondi. Dans une interview au Temps (LT du 4.09.07), il avait expliqué son opposition à la démarche du DFJP en soulignant qu'elle risquait précisément de renforcer l'amalgame entre islam et terrorisme islamiste. Et posait comme condition à sa participation un «signal d'apaisement» de la part de Christoph Blocher. «Nous n'avons pas vraiment reçu de signal fort, mais le président de l'UDC a pris ses distances avec l'initiative antiminarets, ce qui est déjà bien», souligne le Genevois pour justifier sa présence à la réunion.
La rencontre, qui a duré toute la journée, s'est déroulée dans un «climat serein mais très franc», commente Ali Benouari, le président de l'Association suisse des musulmans pour la laïcité (ASML). Très franc car des sujets qui fâchent, comme l'initiative de la droite isolationniste pour empêcher la construction de minarets ou encore la «responsabilité de Christoph Blocher et de son parti par rapport à l'islamophobie rampante» ont été abordés par les participants, souligne-t-il. La suite? «Cette rencontre constructive amorce un dialogue qui sera approfondi dans le cadre de tables rondes régulières et qui touchera aussi d'autres thèmes», indique Guido Balmer, porte-parole de Fedpol. Des thèmes comme celui, central, de l'intégration.
Le 27 mars, une première rencontre a eu lieu entre Christoph Blocher et des représentants musulmans. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a alors décidé d'aller plus loin. Et c'est le 20 août qu'Urs von Däniken, le chef du Service d'analyse et de prévention (SAP) de Fedpol, a invité des musulmans à une nouvelle réunion consacrée à la sécurité. Pour «chercher des solutions ensemble afin d'éviter que des abus soient commis au nom de la religion», a-t-il notamment relevé dans sa lettre d'invitation.
Convoqués par la police? Ali Benouari a, dans un premier temps, bondi. Dans une interview au Temps (LT du 4.09.07), il avait expliqué son opposition à la démarche du DFJP en soulignant qu'elle risquait précisément de renforcer l'amalgame entre islam et terrorisme islamiste. Et posait comme condition à sa participation un «signal d'apaisement» de la part de Christoph Blocher. «Nous n'avons pas vraiment reçu de signal fort, mais le président de l'UDC a pris ses distances avec l'initiative antiminarets, ce qui est déjà bien», souligne le Genevois pour justifier sa présence à la réunion.
Source: Letemps