Seyed Mohamad Ali Hosseini, porte-parole du ministère des affaires étrangères, dimanche le 2 décembre 2007, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, en présence des journalistes iraniens et étrangers, a présenté les positions de la République islamique sur le sommet d'Annapolis (US) et la participation de certains pays arabes à cette conférence : «Certains pays ont décidé de participer à cette réunion, or l'expérience a montré que les Etats-Unis ont toujours été aux cotés d'Israël et du régime sioniste, contre les Palestiniens et les intérêts du peuple de Palestine. Les Etats-Unis ont imposé leur veto à toutes les décisions du conseil de sécurité pour condamner les crimes du régime sioniste, il est évident que ce pays ne peut se présenter comme un médiateur impartial.» «La République islamique d'Iran estime que ce genre de conférence qui s'est déroulée dans le plus grand isolement médiatique, ne peut servir les intérêts du peuple palestinien », a-t-il poursuivi.
Faisant allusion aux discours du président américain et du premier ministre israélien, au sujet de la nature juive du gouvernement israélien, il a déclaré : «Cela signifie non seulement qu'il n'est nullement question des réfugiés palestiniens, mais que les habitants des territoires occupés en 1948, subiront le même sort. Les pays arabes ne doivent pas voir, dans les Etats-Unis, le sauveur, l'observateur impartial, le médiateur et le juge. La défense des droits des Palestiniens, la définition exacte des problèmes de la Palestine et du Moyen Orient, et la recherche de la justice, sont des voies que la République Islamique d'Iran a proposées pour la résolution du conflit. Nous estimons que toute mesure qui n'est pas prise dans le respect de la justice, n'aboutira à rien et est vouée à l'échec.»
Une question a été posée sur le développement des relations entre l'Iran et les pays arabes de la région, et sur l'échec étasunien dans le ralliement de ces pays, lors du sommet d'Annapolis, le chef de la diplomatie a répondu que de nombreux médias et gouvernements occidentaux avaient considéré cette conférence comme une manœuvre politique pour constituer un front uni contre l'Iran.
Le porte-parole du ministère des affaires étrangères a répondu à d'autres questions sur les discussions entre l'Iran et les Etats-Unis, au sujet du problème irakien et du dossier nucléaire, et sur la troisième décision possible des 5+1 contre l'Iran.