Gholam Hossein Elham, porte-parole du gouvernement et ministre de la justice, a participé à la première réunion des autorités juridiques des pays islamiques, et s'est exprimé sur la nécessité de l'instauration de la justice : «Aujourd'hui, l'Humanité revient à sa nature initiale et à la recherche du sacré, l'Humanité a soif de justice, cette soif ne peut être étanchée en dehors du message révélé et de l'enseignement des Prophètes (AS).» «Malheureusement, le développement de la civilisation matérialiste et technologique occidentale, menace les valeurs morales et les droits élémentaires. Le malheur des enfants dans le monde, l'utilisation commerciale de la femme, la traite humaine, le terrorisme sous toutes ses formes, l'écrasement des peuples, la globalisation culturelle, le racisme et les menaces économiques, mettent la vie des gens en danger, spécialement les enfants», a-t-il précisé.
«Le mépris des valeurs communes et des principes reconnus par toutes les sociétés, le manque de respect vis-à-vis des Prophètes (AS), le mouvement général dans le sens de la destruction de la nature et des populations, sont les problèmes insolubles de la société occidentale contemporaine. Sans système juridique inspiré des lois divines, il est impossible de sortir de cette impasse », a souligné le porte-parole du gouvernement iranien.
«L'Histoire de la jurisprudence islamique présente tous les aspects d'une législation complète qui a rendu de grands services à l'Humanité. Cependant, malgré cette richesse, nous voyons que la majorité des lois internationales, sont définies par les pays occidentaux et selon leurs critères, vu l'absence ou la faiblesse de la participation des pays musulmans, dans un mouvement d'invasion culturelle qui met en danger la culture islamique et traditionnelle de ces pays », a-t-il continué.
Gholam Hossein Elham a réclamé une action juridique concertée des pays musulmans, au sujet de l'Irak : «La situation de l'Irak, de l'Afghanistan, d'une partie de l'Afrique et des minorités musulmanes dans les pays occidentaux, réclame la création d'un système juridique compétent et indépendant. Les musulmans doivent travailler à l'élaboration d'une réglementation internationale moderne, partager leurs expériences et s'unir pour la création de cette réglementation, en fonction des enseignements coraniques. La création d'une université de droit et de jurisprudence islamique, dans un des pays musulmans, est une nécessité. Cette université prendrait la responsabilité de former des juges, d'élaborer des lois, de surveiller leur application, et pourrait être un lieu de coopération juridique au niveau régional et international.»