Manoutcher Mottaki, ministre des affaires étrangères, lors de la seconde et dernière journée de réunion des autorités juridiques des pays islamiques, à Téhéran, a déclaré : «Nous vivons dans un monde où, malgré le développement technologique et la hausse relative du niveau de vie, il existe des problèmes complexes dont la raison principale est le manque de justice et de spiritualité. La justice et la spiritualité conduisent les membres de n'importe quelle religion, à l'épanouissement des valeurs humaines. Cette particularité dans la religion musulmane, existe sous forme d'une organisation juridique et de lois révélées, qui donnent aux organisations juridiques des pays musulmans, une importance spéciale. C'est le devoir de toutes les sociétés et des intellectuels en général, de réaliser cet idéal.»
«Un des organismes important est sans aucun doute, le système judiciaire des pays islamiques qui, s'ils sont indépendants et impartiaux, pourra franchir de grands pas dans le sens de la justice. Les organisations juridiques des pays islamiques doivent utiliser les instances internationales pour pouvoir remplir leur rôle et présenter l'enseignement et les valeurs de l'islam », a-t-il poursuivi.
«Je pense que les pays musulmans peuvent, en développant leur coopération politique, économique et culturelle, développer aussi leurs relations juridiques et réaliser l'union et les idéaux islamiques. Certains pays occidentaux, au sujet des droits de l'homme en islam, souffrent d'une incompréhension généralisée, les services juridiques des pays musulmans ont un rôle important à jouer dans la définition et la présentation du droit pénal», a continué le ministre iranien des affaires étrangères.
«Les juges musulmans peuvent travailler à une meilleure présentation des lois justes de l'islam, malheureusement nous avons été très inactifs dans ce domaine. Cette réunion est une bonne occasion pour permettre une meilleure coopération dans le domaine juridique et dans le domaine de la recherche de solutions adaptées. Les questions d'extradition des accusés dans la lutte contre le terrorisme et les crimes organisés, nécessitent une coopération plus étroite entre les différents pays », a-t-il ajouté.
La République islamique d'Iran sur la proposition de l'Ayatollah Hachemi Chahrudi, était l'hôte de cette première conférence des chefs des pouvoirs judiciaires des pays islamiques. Une conférence qui ouvrira la voie à une plus grande unité et une plus forte coopération des pays islamiques.