Dans un message adressé aux musulmans nigériens à l’occasion de la célébration mercredi de la fête de Tabaski, les évêques ont prié pour que « Dieu Tout-Puissant et Clément aide le peuple nigérien auquel nous sommes solidairement unis à retrouver rapidement le chemin de la paix et de la réconciliation pour mener à bien son combat pour un développement durable ».
« Cette année, la providence divine a voulu que la commémoration de la fête de la République, la fête de la Tabaski et la fête de Noël se célèbrent à quelques jours d’intervalle. En homme religieux et croyant, nous y voyons un signe de la grâce de Dieu et un appel à plus de concorde, de paix et de fraternité », ont-ils indiqué.
Selon eux, la violence qui frappe aveuglément et qui fait de nombreuses victimes parmi les innocents, est incapable de résoudre les conflits et ne peut que susciter l’engrenage mortifère de la haine destructrice, au détriment de l’homme et de la société ».
S’adressant à « leurs frères musulmans », les évêques affirment qu’en tant que "personnes religieuses, il nous revient – chrétiens et musulmans - d’être avant tout, des éducateurs de la paix et des droits de l’homme ».
« Dans cet esprit, il nous faut considérer comme important la poursuite et l’intensification du dialogue entre chrétiens et musulmans », ont-ils insisté.
« Nous sommes convaincus que les voies de la sagesse les plus appropriées peuvent arrêter la spirale de l’insécurité et nous inviter à vivre dans la bonne entente entre tous les Nigériens », ont-ils ajouté.
Les évêques du Niger ont souhaité qu’à travers des rencontres et des échanges, chrétiens et musulmans travaillent ensemble dans « l’estime mutuelle, en vue de la paix et d’un avenir meilleur pour le Niger ».
Avec près de 99 pour cent de musulmans, le Niger qui dispose d’une longue tradition de dialogue islamo-chrétien, a une population catholique de 16.000 fidèles repartis dans deux diocèses, à Niamey, la capitale et Maradi, la cité économique.
Source : APA