L’art islamique dans toute sa splendeur

10:00 - December 22, 2007
Code de l'info: 1613968
Alger (IQNA)- Une exposition intitulée «L’art islamique dans la collection Calouste ‎Sarkis Gulbenkian», organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel ‎‎(Aarc), se tient à la galerie Baya du Palais de la culture Moufdi-Zakaria jusqu’au 31 ‎janvier 2008, dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007». ‎
Initiée par le ministère de la Culture, en partenariat avec la Fondation «Gulbenkian», ‎l’exposition comprend 50 pièces ‘’issues’’ de plusieurs pays du monde musulman (Syrie, ‎Turquie, Iran...) et portent notamment sur la céramique, le manuscrit, le tapis, ‎l’ébénisterie et les tissages. ‎
Parmi les pièces en céramique exposées, figurent un pichet en jade de Samarkand de la ‎période Timouride Néphrite (1449-1471), un carreau de faïence perse orné d’une ‎inscription coranique, datée du XIVe siècle, un plat turc en céramique à décor peint sous ‎glaçure de la fin du XVIe siècle, une lampe de mosquée remontant à la période Mameluk ‎‎(1354-1361) ainsi qu’un ‘’kendi’’ perse avec montage en métal de la période Safavide ‎‎(XVIIe siècle). ‎
Une série de livres d’une grande valeur, dont une page de début d’un manuscrit du Saint ‎Coran, rehaussée d’or et de pigments, provenant de Boukhara (Perse), une ‘’Khamsa’’ de ‎Nizami du XVIIe siècle, une reliure d’un manuscrit religieux de la même période et une ‎‎‘’Kulliyat’’ du poète et penseur perse S’adi, du XVIIIe siècle, fait également partie de la ‎collection présentée qui inclut aussi une paire de vantaux de portes laquées de la période ‎Kajar (XIXe siècle) et un étui à miroir en papier mâché du même siècle. ‎
La magnificence du tapis a été mise en exergue, lors de cette exposition, comme le ‎montrent les pièces en soie et velours du XVIIIe siècle, notamment le tapis provenant ‎directement du type ‘’Jardin’’ de l’époque Safavide, portant la signature du grand ‎tapissier Hagop Kapoudjian.‎
Des tissus d’une grande finesse ont été exposés également, à l’occasion de cet événement ‎culturel, dont un panneau de velours présentant une composition continue d’enroulements ‎et de fleurs, tissé au XVIIe siècle, un panneau orné de typiques médaillons ovalisés à ‎décor floral avec prédominance de tons rouges et or et une pièce en velours décorée de ‎motifs floraux (œillet ouvert, stylisé, intercalé avec des feuilles falciformes, des tulipes et ‎des grenades). ‎
‎«L’art islamique a fasciné le monde et continue à le faire. Il témoigne du degré de ‎raffinement atteint avec des œuvres inestimables aux plans historique, culturel et ‎artistique», est-il noté dans le texte de présentation de l’exposition. Le collectionneur ‎privé, Galouste Sarkis Gulbenkian, (1869-1955) homme d’affaires, pionnier dans ‎l’exploitation du pétrole au Moyen-Orient, qui possédait 6000 pièces de plusieurs ‎époques, civilisations et arts, avait pour souci de donner à cette collection une dimension ‎culturelle et une diffusion internationale pérennes. ‎
Il a consacré, par testament, une part importante de sa fortune à la création de la ‎Fondation qui porte son nom et qui a vu le jour à Lisbonne.‎
Source: lexpressiondz
captcha