Chefs d’œuvre islamiques et iraniens au Musée du Louvres

10:21 - December 26, 2007
Code de l'info: 1615184
Paris (IQNA)- Le musée du Louvres cet automne hiver 2008, fait la part belle à l’Orient ‎en présentant deux expositions consacrées à plusieurs siècles de production artistique ‎islamique et persane.‎
Avec des feuillets de Coran du VIIIe siècle illustrant de délicates peintures mettant en ‎scène des miniatures, l'Art de l'Iran Safavide 1501-1736" est à l’honneur et nous fait ‎voyager dans deux siècles et demi d’un patrimoine artistique, qui a été repris et imité, de ‎la Turquie ottomane à l'Inde Moghole. ‎
L’exposition montre des exemples peu connus de cet art iranien au-delà des frontières. ‎L’art de l’Iran, souvent incompris, a souvent été considéré comme ayant un rôle ‎purement décoratif. Mais la réalité est autre, car tous ses détails regorgent de sens et de ‎symbolisme.‎
Dans le passé pré-islamique, le symbolisme est omniprésent dans la culture iranienne au ‎travers de la peinture et des manuscrits qui retracent des récits et des personnages de ‎l’époque islamique. ‎
Le passé continuité du présent version métaphores, démontre la place importante que l’on ‎accordait à ces souverains mis en image qui occupaient la place de « Second Rostam » ou ‎‎« Second Alexandre ».‎
L'exposition présente près de 200 pièces issues de collections nationales et privées. Des ‎prêts exceptionnels ont été consentis par les musées de Téhéran, dont la bibliothèque du ‎Golestan, le musée d'Ispahan, le British Museum et le Victoria and Albert Museum de ‎Londres, le Brooklyn Museum et le Metropolitan Museum of Art de New York, les ‎institutions russes et suédoises, la collection Al-Sabah du Koweit et la collection Aga ‎Khan, permettent d'évoquer de façon éclatante le développement de l'art iranien sous la ‎dynastie safavide.‎
Parmi les œuvres d'art illustrant l'apogée de cet art sous les règnes de Shah Ismail (1501-‎‎1524) et Shah Tamasp Ier ( 1524-1576), sont présentées de rares peintures de manuscrits, ‎parmi lesquelles plusieurs pages aujourd'hui dispersées du Shah-Name (livre des Rois) de ‎Shah Tamasp, ouvrage le plus important de son temps. De nombreuses pages de ‎manuscrits royaux, délicates et colorées, et des dessins regroupés en albums, illustrent ‎également les concepts et la foi présents dans la littérature persane.‎
Plusieurs pièces de banquet ont été choisies spécialement pour leur beauté et leur ‎technique : grands plats de céramique décorés de fleurs, petites coupes monochromes, ‎objets en bronze. De très rares textiles sont exposés pour l'occasion : tels deux tapis à ‎‎"l'arbre parlant "provenant de Lisbonne et Cincinnati, dont l'étude a été renouvelée grâce ‎à l'exposition. De splendides reliures, quelques objets de la vie quotidienne de couru de ‎lettrés, tel un plumier unique, complètent cette évocation sans précédent de la beauté de ‎l'art safavide, qui s'étendit aux terres de langue persane jusqu’à l'Inde.‎
La muséographie et l’œuvre du designer Adrien Gardère, qui travaille actuellement sur le ‎réaménagement du musée d’art islamique du Caire, évoquent toutes ces perspectives qui ‎mettent en exergue les lignes et les motifs de l'architecture islamique. Les pages ‎manuscrites s'égrènent sur des cimaises claires, tandis que de grands plateaux portant les ‎objets guident le regard vers des projections d’images tournées pour le musée du ‎Louvres.‎
Source: babnet
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