"Monsieur le Président, la région a besoin d'initiatives intelligentes, pas de bombes intelligentes", affirmait le journal koweïtien Al-Raï dans un éditorial de première page.
M. Bush est arrivé vendredi dans l'après-midi à Koweït en provenance d'Israël. Il doit ensuite se rendre samedi à Bahreïn, dimanche dans les Emirats arabes unis et lundi en Arabie saoudite.
On a pu lire dans ce quotidien que le Golfe persique "a besoin de technologie intercontinentale, pas de missiles balistiques. Il a besoin d'accords scientifiques, économiques, financiers et commerciaux, pas de contrats d'armements".
Pour sa part, le quotidien des Emirats Arabes Unis, Al-Khaleej, a affirmé dans un éditorial que l'Iran constituait "la cible" de la tournée de M. Bush".
"Il essaie donc de transformer le conflit israélo-arabe en un conflit arabo-iranien, puisque Israël », qualifiée de « puissance nucléaire armée jusqu'aux dents avec des armes de destruction massive, qui est agressive, expansionniste, raciste est un pays hors-la-loi ne menaçant pas la paix mondiale", poursuivait ce journal basé dans l'émirat de Charjah.
Pour le quotidien Al-Ahram, les déclarations du président américain en ce qui concerne l'accès à un accord de paix, entre le gouvernement palestinien et le régime sioniste, d’ici la fin de l'année 2008, relèvent de la pure fiction.
Le journal insiste sur l’attitude de« George W. Bush qui 'est opposé, pendant 7 ans, à tout effort censé établir la paix en Palestine et, maintenant en fin de mandat, il a décidé de régler cette affaire alors que les négociations préliminaires témoignent de nombreux différends sur les questions primordiales telles que le retour des réfugiés, Qods et les frontières d'un Etat palestinien ».
Le président américain a entamé, mercredi, une tournée au Moyen-Orient, par une visite dans les territoires occupés qu'il a quittés, vendredi, pour le Koweït.
Les 7000 policiers postés au bord de la route de Ramallah ont été les seuls spectateurs du cortège présidentiel. Alors que Bill Clinton fut accueilli en ami en 1998, les Palestiniens ont boudé George W. Bush hier.
Ni liesse populaire ni même banderoles de bienvenue. Personne ici ne croit en la capacité du président américain à instaurer la paix avec Israël.
Source: alterinfo