L'Achoura commémore la fin tragique, en 680, de la figure la plus aimée du chiisme, l'Imam Hussein (AS), petit fils du Prophète Mahomet (SAWA), et fils de l'Imam Ali (AS), fondateur du chiisme, le culte majoritaire en Irak.
Les quatre larges avenues qui conduisent à la mosquée d'un autre imam du chiisme, l'imam Moussa Kazem, se sont remplies de défilés d'hommes tout habillés de noir, qui se flagellent le dos au son des tambours et des chants religieux.
L'ensemble du quartier, sur la rive ouest du Tigre, a été bouclé par les forces de l'ordre, et la circulation des véhicules y est interdite.
Les piétons sont systématiquement fouillés en entrant dans le périmètre de la mosquée, dont les deux dômes, et les quatre minarets dorés sont visibles de loin.
Des femmes et des enfants, également vêtus de noir, accompagnent les pénitents, ou restent attroupés autour des étals qui offrent du thé, et des boissons rafraîchissantes.
Des tentes de repos ont été plantées au bord des avenues et d'énormes marmites ont été mises à chauffer sur des feux de bois pour nourrir les fidèles au cours des prochains jours.
Les fidèles se sont déplacés en portant des reproductions de la mosquée de l'Imam Hussein (AS) dans la ville sainte de Kerbela (centre sud), qui va être l'épicentre de ces commémorations qui culminent par une nuit de célébrations entre le 18 et le 19 janvier. D'immenses drapeaux noirs flottaient au-dessus de la foule, qui chantait des mélopées rappelant la mise à mort d'Hussein (AS).
Source: AFP