Cela fait plusieurs années que le ministère de l’Intérieur tente de convaincre, sans succès, une université publique parisienne de créer ce cursus. Olivier Bobineau, responsable de la formation à la Catho assure « qu’il ne s’agit pas de former des imams. C’est de l’intégration républicaine. Si pour l’instant la majorité des élèves se compose de musulmans, ce diplôme s’adresse à tous les cadres religieux ».
La France compte 2200 lieux de culte musulmans et peu plus de 1500 imams. Ils sont en sous effectif. Rien qu’en Ile de France, on recense une cinquantaine d’imams pour plus de 350 salles de prières et mosquées. En France, 80% des imams sont issus de pays étrangers, essentiellement Maghreb et Moyen Orient, et la plupart sont formés dans ces pays. Certains s’improvisent guides de prière et apprennent sur le tas.
Environ 10% sont des fonctionnaires payés par leur Etat d’origine, notamment la Turquie et l’Algérie. Parmi les imams nés en France, beaucoup choisissent de suivre leur formation en Syrie qui offre de nombreux centres et exige moins de diplôme que l’Algérie ou le Maroc.
Un petit nombre seulement se dirigent dans l’un des trois centres de formation français. L’institut européen des sciences humaines près de Château Chinon dans la Nièvre, l’antenne de l’institut européen à Saint Denis et la Mosquée de Paris. On estime qu’un tiers des imams ne parlent quasiment pas le français et la plupart ne connaissent par les lois, règles et fondements de notre société.
Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, président du Conseil français du culte musulman, était ce matin en direct dans Bourdin&Co :
Source: rmc.fr