Les ministres des Finances des pays membres de la Banque islamique de développement (Bid) invitent les Etats membres de l’institution financière, de concert avec leurs banques centrales, de procéder à la modification de leurs lois bancaires.
Une option qui leur favorisera la finance islamique en canalisant les nombreuses ressources financières déposées dans les banques des pays du Golfe. Ils l’ont fait savoir, lors de la clôture de leur réunion sur l’élaboration d’un Programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda).
Face aux journalistes, le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a révélé que toutes les banques sont en train de modifier leurs législations dans ce sens. Et la place la plus importante semble être celle de Londres. Suivie en cela par la France qui est, elle aussi, en train de mettre en œuvre d’importantes réformes pour capter ces ressources.
Les ministres des Finances réunis à Dakar ont aussi demandé au bras financier de l’Organisation pour la conférence islamique (Oci), c’est-à-dire la Bid, de mobiliser les ressources financières nécessaires du Golfe pour financer les besoins de leurs pays.
Mais aussi de rechercher des lignes de financement à long terme pour prendre en charge leurs secteurs privés. Toutes choses qui, de l’avis de l’argentier de l’Etat sénégalais, permettront d’assurer les conditions d’un impact maximal des investissements sur la croissance, la création d’emplois, donc la réduction de la pauvreté dans ses pays membres.
Les participants à cette rencontre de Dakar ont aussi promis de débattre des mécanismes de mobilisation des ressources du Psda lors de leur prochain conseil d’administration. Une idée qui a été agitée, avant-hier, à l’ouverture de la réunion par le président de la République.
La Bid, dont l’objectif est de contribuer au développement socio-économique de ses pays membres et des communautés musulmanes dans les pays membres, fait de la lutte contre la pauvreté l’axe central de ses interventions.
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