‘'Nous vivons dans un monde particulièrement inéquitable. Un petit nombre de pays achète les matières premières d'un grand nombre de pays et les empêche de se développer. L'OCI doit contribuer à changer cet état de choses'', a déclaré l'ancien ministre sénégalais, Seydina Oumar Sy.
M. Sy, ancien ambassadeur, donnait une communication sur le thème : ‘'l'OCI face aux défis du 21ème siècle'', à l'occasion d'une table ronde organisée à l'université Cheikh Anta Diop par le ministère des Affaires étrangères.
Il est d'avis que c'est par une dynamique de solidarité entre eux que les pays de l'OCI relèveront ce défi.
‘'Qu'on crée entre nous (pays membres de l'OCI) des liens de solidarité et d'entraide. Si l'OCI a fait ce travail, c'est encore insuffisant. Nous devons renforcer la solidarité et faire en sorte que personne, dans la Oumah islamique, ne se sente étranger'', a-t-il indiqué.
Participant à cette rencontre, l'ambassadeur de la Tunisie au Sénégal, Jallal Lahdar, a appelé l'OCI à ‘'une consolidation de la solidarité islamique''.
Il a salué ‘'les nouvelles démarches'' entreprises par la Banque islamique de développement (BID) dans ce sens. Lors d'une assemblée générale en mai 2007 à Dakar, la BID a mis sur pied un fonds de solidarité doté d'un financement de 10 milliards de dollars pour lutter contre la pauvreté.
‘'Il faut mettre l'accent sur la solidarité en tant que fondement de la cohésion civile et de la justice sociale. La solidarité a été freinée par la mondialisation qui a entraîné un recul des valeurs sociales'', estime M. Lakhdar.
Il donnait une réflexion sur le thème : ‘'la solidarité islamique : l'exemple tunisien''.
La Tunisie est, selon son représentant à Dakar, ‘'un modèle de développement solidaire'' caractérisé par ‘'le passage de l'assistanat classique à une politique favorisant la prise en charge par eux-mêmes des couches populaires''.
‘'La solidarité comme modèle de développement a fait ses preuves en Tunisie'', a-t-il conclu.
Source: APS