Dès le début, Israël, qui bénéficie, au Conseil, du soutien des Etats-Unis, avait exprimé ses réserves sur l'utilité d'un tel texte.
"Malheureusement, le Conseil de sécurité a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte, a déclaré à la presse l'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi, président du Conseil en janvier.
Selon lui, les quinze membres se sont rendu compte "qu'ils ne pouvaient parvenir à un consensus", au bout de longues négociations sur un projet de texte concernant la situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Gaza après le blocus décidé par Israël.
Il a imputé cet échec aux Etats-Unis qu'il a accusés d'avoir rejeté des amendements présentés par la Libye au nom des représentants des pays arabes.
Pour être adopté, le projet de texte, quoique non contraignant, exigeait l'unanimité des quinze membres du Conseil.
"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël", a déclaré l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert.
"Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël", a-t-il ajouté.
Vendredi, 14 membres du Conseil s'étaient entendus sur un texte visant à appeler à la fin du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël et à l'arrêt des tirs de roquettes contre l'Etat hébreu.
Mais M. Ettalhi avait alors indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement.
Source: AFP