Le türban qui entoure strictement le visage et dissimule le cou ainsi que le çarsaf un long voile noir qui couvre le corps de la tête aux pieds resteraient interdits.
Le dirigeant du MHP, Devlet Bahceli, dans le souci de respecter les principes de liberté établis par Atatürk qui avait notamment interdit le port des symboles religieux dans la vie quotidienne, a déclaré pour apaiser les opposants : "Personne ne sera autorisé à utiliser le foulard comme moyen d'expression politique contre l'Etat".
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, rejetant fermement les nombreuses critiques de l'opposition formulées à l’encontre de cette proposition de loi, a affirmé pour sa part: "Le gouvernement est le garant et le protecteur de la République, de la laïcité, de la démocratie et de l'état de droit.
Aucune de nos mesures ou pratiques n'ont été contraires" à ce principe et "ne le seront jamais".
L'an dernier, l'opposition laïque, soutenue par l'armée, avait tenté de s'opposer à la candidature d'Abdullah Gül à la présidence car son épouse porte le voile. Le Parlement l'avait finalement élu en août.
Les milieux laïcs craignent que cette mesure permette un jour au foulard d’être autorisé dans l’enceinte des écoles primaires, dans les administrations, et qu'il devienne à terme une source de pression religieuse en Turquie.
Le projet devrait être adopté dès la semaine prochaine, l'alliance des deux partis l'ayant déposé permet, en effet, d'obtenir les deux tiers de voix requis pour réformer la Constitution.
Source: fenetreeurope