La BID ouvre aux marchés financiers les 20 pays subsahariens, sur les 22 qu’elle compte, qui ne pouvaient prétendre qu’à des prêts concessionnels en vertu de la logique imposée par la Banque mondiale dans le financement du développement.
La réunion de Dakar, par l’engagement à la fois de la Banque et des pays membres africains, lui confère davantage de légitimité.
Pour les secteurs marchands susceptibles de générer des revenus, les ressources du marché pourront être mobilisées par la BID qu’il s’agisse de ses ressources propres à travers ses différents guichets ou de ses partenaires dans le cadre de cofinancement privé/public.
Pour donner une nouvelle impulsion à l’action de la BID en Afrique, le 3ème sommet extraordinaire de l’Organisation de la Conférence Islamique, en décembre 2005 à Makka Al Moukarrama, avait instruit la BID et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) d’élaborer un « Programme spécial pour le développement de l’Afrique ».
C’est le même Sommet qui avait également décidé de la création du Fonds de Solidarité islamique pour le Développement, FISD, d’un montant de dix milliards de dollars lancé lors de l’Assemblée annuelle de la Banque, en mai 2007 à Dakar.
Source: lesafriques