Des reportages sur la situation des émigrés vivant en Europe ainsi que sur les candidats au départ figurent dans ce document, a dit Mme Ute Gierczynski Bocandé, adjointe au représentant résident de la fondation allemande. Elle animait hier une conférence de presse de lancement du colloque international qui s’ouvre à partir de lundi à Dakar avec comme thème : « L’Islam dans les sociétés de l’Afrique subsaharienne ». Organisée par la Fondation Konrad Adenauer, en collaboration avec l’Université Cheikh Anta Diop, cette rencontre verra la participation d’experts de 10 pays du continent.
Ainsi, des experts, islamologues, historiens, leaders politiques et religieux discuteront sur les possibilités de l’Islam à apporter des réponses aux questions brûlantes de l’actualité : les systèmes de gouvernement, la démocratie, la sécularisation, les droits de l’homme et la paix.
Cette rencontre constitue, selon Mme Bocandé, une participation au prochain sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique, prévu en mars prochain à Dakar. « L’Islam est la religion la plus répandue en Afrique de l’Ouest et dans plusieurs pays des autres régions du continent. A l’approche de l’OCI qui va se tenir au Sénégal, nous avons pensé qu’il serait judicieux de parler de l’Islam en Afrique afin de soutenir les organisateurs sénégalais à baliser le chemin vers l’OCI », a souligné Mme Bocandé. Selon la responsable de la Fondation allemande, l’Islam vécu en Afrique de l’Ouest est vieux de plus de mille ans, mais il est mal connu dans beaucoup de parties du monde. « Il a ses particularités et ses spécificités, et il a surtout énormément de richesses à apporter au patrimoine religieux mondial », indique-t-elle. Mme Bocandé affirme que la Fondation veut contribuer à rétablir une image d’un Islam promoteur de beaucoup de valeurs positives comme paix, tolérance et dialogue. « Ce sont ces valeurs que l’Islam incarne au Sénégal où toutes les communautés religieuses et ethniques vivent en harmonie. Certes, il existe parfois des tensions, mais l’esprit de tolérance et de dialogue des Sénégalais, musulmans et chrétiens confondus, arrive toujours à trouver des solutions dans la paix et la convivialité », explique-t-elle.
Source: lesoleil