L’organisation souligne la nécessité de faire la distinction entre terrorisme et résistance

9:37 - February 02, 2008
Code de l'info: 1625351
Le Caire(IQNA)- Les participants à la conférence de l’Union des parlements des pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) ont souligné, jeudi, "la nécessité de faire la distinction entre le terrorisme, sous toutes ses formes, et le droit des peuples à la résistance contre l’occupation et à l’autodétermination, droit consacré par la Charte des Nations unies et l’ensemble des traités et conventions internationaux."
Dans un communiqué sanctionnant les travaux de cette 5e conférence tenue au Caire, en présence d’une délégation parlementaire algérienne conduite par M. Djoud Mouissa Madani, vice-président du Conseil de la Nation, les conférenciers ont mis l’accent sur "le danger du terrorisme, tout en rejetant tout amalgame entre Islam et terrorisme." Revenant sur les questions majeures à l’ordre du jour des travaux, notamment la question palestinienne et El-Qods, les conférenciers ont dénoncé les massacres et assassinats perpétrés par l’armée d’occupation israélienne, ainsi que le blocus inique et le mur de séparation imposés au peuple palestinien.
" Réitérant leur soutien à l’Initiative arabe de paix qui constitue, assurent-ils, l’unique solution au conflit arabo-israélien, les conférenciers ont réitéré le droit des peuples syrien, libanais et palestinien au recouvrement de leurs territoires occupés, exigeant la libération du président du Conseil consultatif palestinien et les députés palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Dénonçant les fouilles entamées par l’occupant israélien sous la mosquée d’El-Qods, portant ainsi "une atteinte grave à un lieu saint de l’Islam", les conférenciers ont appelé l’ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités légale et morale en faisant pression sur Israël pour qu’il mette un terme à ses agressions et crimes. Condamnant l’ingérence dans les affaires internes irakiennes, les conférenciers ont exigé le retrait des forces d’occupation de l’Irak et la relance du rôle de l’ONU en Irak.
S’agissant du Liban, les parlementaires ont appelé le gouvernement et le peuple libanais à dépasser la crise en comblant le vide présidentiel et à veiller à l’instauration de la paix et de la stabilité, exprimant leur soutien à l’initiative arabe visant à mettre un terme à la crise politique au pays du Cèdre. Revenant sur la crise en Somalie, les parlementaires ont appelé les factions somaliennes à ouvrir un dialogue sérieux et constructif pour la consécration d’une réconciliation nationale, saluant la politique de dialogue prônée par le gouvernement somalien.
Concernant le dossier nucléaire iranien, les parlementaires ont souligné le droit de l’ensemble des pays islamiques, y compris l’Iran, à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, conformément au Traité de non prolifération, condamnant les pressions et menaces visant à priver l’Iran de son droit légitime à l’utilisation pacifique de cette énergie. Parmi les autres points à l’ordre du jour des travaux de la 5e conférence de l’Union des parlements des pays membres de l’OCI figurait la relation entre le Parlement européen et les pays musulmans. Les parlementaires ont dénoncé l’ingérence du Parlement européen dans les affaires internes de certains pays, sous couvert des droits de l’Homme, ce qui pourrait, font-ils remarquer, porter atteinte aux relations entre les Etats arabo-islamiques et l’Europe.
Quant au dialogue des civilisations, les participants ont rappelé que les fondements du dialogue dans la vision islamique résident dans le respect mutuel, l’équité, la justice et le rejet de l’extrémisme, de la violence et de la haine. Les parlements islamiques ont, sur cette base, invité les Nations Unies à promulguer une législation internationale "interdisant l’atteinte aux trois religions monothéistes" et à adopter "des mécanismes (législations, lois internationales) pour éviter de nouvelles crises qui porteraient atteinte à l’Islam et pour garantir l’équilibre entre la liberté d’opinion et d’expression et prévenir contre toute atteinte aux religions et aux croyances d’autrui". Les trois groupes, arabes, africains et asiatiques, ont tenu, jeudi, des rencontres consultatives pour l’élection de leurs représentants dans chacune des trois commissions permanentes du Conseil, à savoir, la commission des affaires économiques, la commission des affaires juridiques et des droits de l’homme et de l’environnement ainsi que la commission de la femme et des affaires socioculturelles.
Pour la deuxième fois, M. Souilah Boudjemaa, membre du Conseil de la Nation, représentera l’Algérie dans la dernière commission citée. De son côté, M. Mohieddine Amimour, membre du Conseil de la nation et directeur-adjoint de l’Union des parlements des pays membres dans l’OCI, a été élu à la prochaine session qui se tiendra en 2009 à Niamey (Niger). La prochaine réunion du Comité exécutif de l’Union se tiendra également dans la capitale nigérienne sur proposition de l’Algérie. Par ailleurs, M. El Ayachi Daâdoua, membre de l’APN, a été élu pour deux ans dans le même Comité. La 6e conférence de l’Union est prévu en 2010 au Mali qui présidera la prochaine session de la Conférence. L’Union des parlements des pays membres de l’OCI a été crée à Téhéran en 1999. Il compte, à ce jour, 50 pays musulmans après l’adhésion de la Somalie et de l’Afghanistan à l’occasion de cette session. Le Comité exécutif de l’Union organise des réunions semestrielles alors que cette dernière organise des Conférences biennales.
Source: elmoudjahid
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