Dans son mot de bienvenue le professeur Amsatou Sow Sidibé, modérateur, a indiqué les «défis qui surgissent sur le paysage international et qui ont des répercussions sur le présent et l’avenir du monde musulman».
De l’avis de la responsable de la sous-commission chargée de la vulgarisation de la mission de l’OCI et de la nouvelle vision pour le monde musulman, ces défis ont pour noms: «Mondialisation, solidarité islamique, éducation, dialogue des civilisations, paix, respect des droits de l’homme, science et technologie etc.»
A l’en croire l’objectif de cette rencontre est d’aménager un espace de réflexion par rapport à ces défis et apporter des solutions qui permettent à tout un chacun dans cet espace de la Ummah de se donner la main, de s’unir pour aider les populations à plus d’épanouissement.
A sa suite, le président de séance, l’ancien ministre Seydina Oumar Sy a rappelé que le saint Coran a donné des directions pour plus de solidarité et d’amitié entre les peuples, pour que les musulmans se connaissent et se fréquentent mieux.
«L’OCI a-t-il fait ce travail ?» s’est-il interrogé. Et de répondre : «S’il l’a fait, c’est insuffisant.» La preuve manifeste du manque de solidarité dans la Ummah est «la situation dramatique» que vit le peuple Palestinien, «sous le feu et les exactions quotidiennes des Israéliens» et cela dans une indifférence inacceptable du monde musulman.
L’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Abou Najah ne s’est pas fait prier pour décliner sa position : «Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons juste l’indépendance.»
L’ambassadeur de la Tunisie à Dakar, prenant la parole, a renseigné que selon des chiffres fournis par le Pnud, 40 % des africains vivent sous le seuil de la pauvreté et que 70 % des pauvres, dans le monde, sont des ruraux.
Jalel Lakhdar propose, par conséquent, que «nos pays mettent plus d’accent sur des politiques de développement de l’Agriculture».
Il a, également, proposé que les pays développés acceptent, enfin, de financer un Plan Marshall pour l’Afrique. Car, reconnaît ce diplomate algérien, «les pays africains sont submergés par des problèmes qui dépassent leurs moyens ; malgré les potentialités».
Le diplomate tunisien a indiqué qu’à Dakar, il s’agira de dire aux leaders de la Ummah de renforcer «les mécanismes de solidarité pour le développement de nos pays, pour que nos pays rejoignent les nations développées, pour rejoindre la modernité tout en s’attachant à nos valeurs, à nos convictions, à notre morale islamique».
L’ambassadeur Jalel Lakhdar a annoncé que Dakar enregistrera la création d’un Fond islamique de solidarité et de développement (Fisd) d’un montant de 10 milliards de dollars (soit 5 mille milliards de francs Cfa) et d’un Programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda) pour un montant de 14 milliards de dollars (soit 7 mille milliards de francs Cfa).
Toutes ces initiatives seront financées par la Banque Islamique de Développement (BID) et des pays membres de l’OCI.
C’est dire que la présidence de l’OCI par le Sénégal devra être marquée par une solidarité effective entre pays islamiques pour relever des défis tels que «l’islamophobie, la pauvreté et l’émigration clandestine».
Source: lequotidien